Arrêté du 29 juillet : Force Ouvrière dit (aussi) non !
Jeudi 15 septembre, l’organisation syndicale Force Ouvrière s’est opposée, à son tour, via un communiqué, à l’arrêté du 29 juillet. La Fédération FO des personnels des services publics et des services de santé, et sa branche territoriale en particulier, en ont profité pour rappeler leurs revendications face à la pénurie de personnels dans le secteur de la petite enfance. Panorama.
La grogne suite à la publication de l’arrêté du 29 juillet continue ! Cette semaine, c’est Force Ouvrière et particulièrement la Fédération FO des personnels des services publics et des services de santé et sa branche territoriale qui ont pris position contre ce texte, et plus spécifiquement son article 2, autorisant certaines dérogations au recrutement des personnels de l’accueil collectif.
Un arrêté « inadmissible » !
Sur ce point, la prise de position de la Fédération est sans équivoque : « le gouvernement autorise jusqu’à 15 % de personnel non qualifié dans les structures telles que les crèches, haltes garderie… L’excuse invoquée est la pénurie de personnel. Inadmissible !, » lit-on dans le communiqué. Et pour cause : « il ne peut être question d’accepter un quota d’agents non qualifiés pour s’occuper des plus fragiles d’entre nous. Cette mesure, outre qu’elle peut mettre en danger nos enfants, fait peser une responsabilité supplémentaire sur les agents disposant des qualifications et diplômes requis pour prendre soin des enfants dans de bonnes conditions ainsi que sur leur encadrement. »
Pour FO Territoriaux, les solutions à la pénurie de personnels passe avant tout par la recherche de solutions aux causes de cette crise à savoir le manque d’attrait des formations, les conditions de travail dégradées, la pénibilité non reconnue, la rémunération trop faible…
Attribuer le CTI aux pros de la petite enfance ?
A cette fin, FO revendique l’attribution du Complément de Traitement Indiciaire (CTI) à tous les professionnels des secteurs social et médico-social dans l’optique notamment, de revaloriser les métiers de la petite enfance. Rappelons que le CTI a été déployé dans le cadre du Ségur de la santé pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Il ouvre droit, sous certaines conditions, à un supplément de pension.
FO territoriaux engage aussi le gouvernement à revoir sa copie sur les 1 607 heures (l’annualisation du temps de travail, ndlr.), les atteintes au droit de grève ou encore la suppression de compétences des CAP. Toute ces mesures, contenues dans la loi de transformation de la fonction publique, sont fustigées par l’organisation syndicale.
À quand la mobilisation ?
Et à la Fédération de conclure : « La reconnaissance des agents territoriaux, portée par FO depuis plusieurs années, est plus que jamais justifiée. C’est pourquoi, notre organisation syndicale prendra toutes les initiatives nécessaires pour atteindre cet objectif. » Verra-t-on FO dans les rangs des pros de la petite enfance aux différentes mobilisations locales de cette rentrée ou aux côtés du collectif Pas de Bébés à la Consigne, le 6 octobre prochain par exemple ? Affaire à suivre !
Source : communiqué FO, 15 septembre 2022
PUBLIÉ LE 16 septembre 2022
MIS À JOUR LE 17 avril 2023