Arrêté du 29 juillet maintenu : Pas de bébés à la consigne appelle à nouveau à la mobilisation !

Face au refus du gouvernement d'entamer un dialogue avec les organisations représentatives de la petite enfance sur la question de l'arrêté du 29 juillet 2022, le collectif Pas de bébés à la consigne a renouvelé, ce 29 septembre, son appel à la mobilisation le 06 octobre prochain.

Pas de (réelle) surprise dans le dernier communiqué de Pas de bébés à la consigne ! paru ce 29 septembre. Le collectif y renouvelle son appel à la mobilisation le 6 octobre prochain afin d'engager l'exécutif à entamer une négociation pour l'abrogation de l'arrêté du 29 juillet 2022 et pour la révision des modes d'accueil.

Une fin de non recevoir du ministre
Si le collectif communique aujourd'hui, c'est pour réaffirmer ses inquiétudes quant à la dégradation de la qualité de l'accueil, qui serait amenée, selon lui, à s'aggraver si l'arrêté du 29 juillet autorisant à recruter, sous certaines conditions, jusqu'à 15% de professionnel.les sans diplôme, ni expérience dans les structures d'accueil collectif, était maintenu. Or, face au refus du ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe, d'ouvrir toute négociation sur une éventuelle abrogation, le collectif s'insurge.

Pas de bébés à la consigne ! rappelle ainsi dans son communiqué la « fin de non recevoir » du ministre: « Il n'est même pas prêt à en discuter puisque selon lui "il devrait être de la responsabilité de ceux qui parlent en leur nom [celui des professionnel.les] de prendre le temps d’examiner la réalité des faits, et d’apaiser les craintes qui s’expriment, plutôt que les nourrir, dès lors qu’il est démontré qu’elles sont infondées". »

Les garanties « illusoires » de l'arrêté du 29 juillet
Et de rappeler dans un second temps, « la réalité des faits » : la possibilité de recruter des « professionnel.les vierges de toute expérience en crèche » est déjà possible (et peu appliquée) et dénoncée par les représentants des professions depuis longtemps. « Les pouvoirs publics oublient de rappeler que les textes précédents imposaient un taux de professionnel.les les plus qualifié.es complété par celui des CAP‐AEPE d'au moins 75% de l'effectif auprès des enfants, mesure qui a été supprimée par leur réforme. Avoir fixé en même temps un taux de 15% de personnel sans qualification ni expérience va fonctionner comme une incitation à recruter bien plus fréquemment de cette façon qu'auparavant » lit-on dans le communiqué, qui dénonce aussi les garanties « illusoires » de l'arrêté.

Les seules solutions envisageables pour le collectif face à la pénurie de professionnels : favoriser les recrutements par « l'augmentation immédiate et massive des places en centres de formation (…) et par la revalorisation des salaires ». Des revendications ambitieuses que le collectif voudrait faire entendre le 6 octobre prochain en rassemblant parents et professionnels dans la rue !
 
Article rédigé par : V.D
Publié le 29 septembre 2022
Mis à jour le 11 octobre 2022