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Entrée en crèche : le point sur les vaccinations obligatoires et recommandées

Contrôler le statut vaccinal des enfants accueillis en crèche est une obligation légale. Rappel des vaccins obligatoires selon l’âge de l’enfant à son entrée en structure d’accueil collective et des principales recommandations.

Quand un enfant fait son entrée en crèche, il doit être à jour de ses obligations vaccinales  pour son âge. Une certaine souplesse est toutefois prévue par la loi : lorsqu’une ou plusieurs vaccinations obligatoires font défaut, l’enfant peut être provisoirement admis. Les vaccinations manquantes doivent alors être réalisées dans les trois mois suivant l’admission. À défaut de régularisation dans les temps, l’accueil de l’enfant ne pourra pas être maintenu.

Un bébé de 3 mois arrive en crèche

À vérifier dans les pages « vaccinations » du carnet de santé ou sur l’attestation :
– Vaccin hexavalent, 1ʳᵉ dose : à deux mois (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae de type b et hépatite B)
– Pneumocoque, 1ʳᵉ dose : reçue à deux mois.
– Méningocoque B, 1ʳᵉ dose : reçue à trois mois.

À recommander aux parents :
Vérifier que le rendez-vous pour la 2ᵉ dose du vaccin contre le méningocoque B, prévue à cinq mois, est bien programmé.
Rotavirus : ce vaccin, qui n’est pas obligatoire, peut être administré par voie orale dès l’âge de six semaines. La vaccination doit toutefois être commencée suffisamment tôt pour respecter les limites d’âge prévues selon le vaccin utilisé.

Un bébé de 6 mois découvre la crèche

À vérifier dans les pages « vaccinations » du carnet de santé ou sur l’attestation :
– Hexavalent, doses 1 et 2 : reçues à deux et quatre mois.
– Pneumocoque, doses 1 et 2 : reçues à deux et quatre mois.
– Méningocoque B, doses 1 et 2 : reçues à trois et cinq mois.
– Méningocoque ACWY, 1ʳᵉ dose : reçue à six mois.

À recommander aux parents :
Prévoir la 2ᵉ dose du vaccin contre le méningocoque ACWY à 12 mois.
Les nouvelles obligations concernant les méningocoques B et ACWY s’appliquent aux enfants nés à compter du 1er janvier 2023. Un rattrapage est également prévu jusqu’à l’âge de quatre ans révolus pour les enfants qui n’ont pas été vaccinés conformément au calendrier avant l’âge de deux ans.

Un nourrisson d’un an intègre la crèche

À vérifier dans les pages « vaccinations » du carnet de santé ou sur l’attestation :
– Hexavalent, rappel : reçu à 11 mois.
– Pneumocoque, rappel : reçu à 11 mois.
– Méningocoque B, rappel : reçu à 12 mois.
– Méningocoque ACWY, 2e dose : reçue à 12 mois.
– ROR (rougeole, oreillons, rubéole), 1ʳᵉ dose : réalisée à 12 mois.

À recommander aux parents :
Vérifier que le rendez-vous pour la 2ᵉ dose de ROR, entre 16 et 18 mois, est bien prévu avec le pédiatre ou le médecin traitant.

Un enfant de deux ou trois ans rejoint la crèche

À vérifier dans les pages « vaccinations » du carnet de santé ou sur l’attestation :
– Le schéma vaccinal du nourrisson doit avoir été réalisé conformément au calendrier.
– Vérifier en particulier la 2ᵉ dose de ROR, qui doit avoir été réalisée entre 16 et 18 mois.
– Pour les enfants nés à compter du 1ᵉʳ janvier 2023 qui n’ont pas été vaccinés conformément au calendrier avant l’âge de deux ans, vérifier la réalisation du rattrapage contre les méningocoques B et ACWY, prévu jusqu’à l’âge de quatre ans révolus.

À recommander aux parents :
La vaccination contre la grippe saisonnière peut être proposée aux enfants âgés de 2 à 17 ans révolus, y compris ceux qui ne présentent pas de facteur de risque. Elle est recommandée chez les enfants présentant certaines situations à risque de forme grave.

Qui contrôle les vaccinations ?

Lors de l’admission en collectivité, les parents ou les personnes titulaires de l’autorité parentale doivent fournir les documents permettant d’attester du respect des obligations vaccinales. En pratique, le directeur de l’établissement, le responsable technique ou, dans une micro-crèche, le référent technique s’assure de la présentation de ces documents. Le référent santé et accueil inclusif (RSAI) peut apporter son expertise et conseiller la direction et l’équipe sur les questions de santé. Il peut notamment être sollicité lorsqu’un calendrier vaccinal est incomplet ou lorsqu’une situation particulière nécessite un avis médical.

Non-vaccination pour motif médical : comment réagir ?

Rarement, certains enfants ne peuvent pas recevoir un ou plusieurs vaccins obligatoires en raison d’une contre-indication médicale reconnue. Une simple déclaration orale des parents ne suffit pas. La structure doit disposer du document médical (certificat de contre-indication rédigé par un médecin pour un vaccin donné) permettant de justifier cette contre-indication. Le motif précis de la contre-indication relève du secret médical. La structure n’a pas à connaître les informations médicales qui ne sont pas nécessaires à l’accueil de l’enfant.

Sources réglementaires
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048701919/2026-08-28
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038190049

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 31 août 2026

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