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Être parent dans notre monde néolibéral

Michel Vandenbroeck

16€


« Reconnaître les parents comme premiers éducateurs de leur enfant » est un principe inscrit dans la loi française et un leitmotiv dans la bouche des professionnels de la petite enfance. Mais que signifie-t-il concrètement ? Comment chacun l’interprète-t-il ? Qu’attend la société du premier éducateur de leur enfant pour qu’elle le considère comme « un bon parent » ?

Dans cet essai très documenté, Michel Vandenbroeck, docteur en science de l’éducation et professeur en pédagogie de la famille à l’université de Gang en Belgique, décrypte la notion de « bon parent » et le concept de parentalité à travers les époques jusqu’à aujourd’hui. Conseils donnés aux parents, sciences, calcul et quantification, soutien à la parentalité… Toutes ces thématiques abordées chapitre après chapitre « pointent dans la même direction : celle d’une individualisation de la responsabilité parentale avec un retrait de l’engagement public », écrit-il dans l’avant-propos.

En s’appuyant sur de nombreuses études sociologiques et des sciences de l’éducation, son analyse critique explore les évolutions et les programmes du soutien à la parentalité dans plusieurs pays européens et dénonce la marchandisation de la petite enfance. Son propos oblige le lecteur – parent ou professionnel de la petite enfance – à prendre du recul sur cette industrie à laquelle les parents, stressés et épuisés, participent malgré eux. « On met tellement de responsabilités sur leurs épaules, que ça en devient insupportable et, forcément, les parents deviennent demandeurs de solutions », explicite l’auteur.

En partant du principe que l’individualisation de la responsabilité éducative est un choix parmi d’autres possibles, ce plaidoyer pour une responsabilité éducative partagée se termine sur une note d’espoir. « Un peu partout dans le monde, on peut en effet être témoin d’individus et de groupes de parents ou de services publics et privés qui ont fait des choix contraires à l’individualisation des responsabilités éducatives et qui, ce faisant, montrent que d’autres choix sont possibles. »

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PUBLIÉ LE 29 mars 2024

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