Assurer l’avenir de la Pmi appelle à une mobilisation nationale le 7 février prochain
La plateforme Assurer l’avenir de la Pmi appelle les professionnels à se mobiliser le vendredi 7 février prochain, pour interpeller le ministre de la Santé sur l’avenir des centres de Pmi. Ils réclament que la feuille de route des Assises de Pédiatrie soit enfin appliquée pour revitaliser les Pmi et centres de santé sexuelle.
D’une même voix portée par Assurer l’Avenir de la Pmi, l’ANPDE, l’ANAPSY, le SNMPMI et l’ANSFT alertent sur la situation inquiétante des centres de Pmi et de santé sexuelle : entre 1995 et 2019, les consultations de Pmi pour les enfants de moins de 6 ans ont baissé de 49%. Le nombre de médecins a chuté de 38% entre 2010 et 2022, tandis que les psychologues en Pmi ont baissé de 20%.
Et depuis les Assises de la Pédiatrie et de la Santé de l’enfant, en mai 2024, rien n’a changé. Les mesures promises en faveur de la Pmi pour réaffirmer leur rôle et renforcer leurs moyens, n’ont été suivies d’aucun effet. Pendant ce temps, « l’offre de services de la Pmi continue de se dégrader au détriment de la santé des tout-petits, de leur famille, des adolescents… » constatent les acteurs de la plateforme.
Un appel national à la mobilisation
Pour alerter le gouvernement et lui intimer d’agir, les acteurs d’Assurer l’avenir de la Pmi lancent une mobilisation nationale. Le 7 février prochain – date symbolique anniversaire de la loi sur la protection des enfants – les professionnels sont appelés à adresser simultanément au ministre de la Santé, un courrier pour réclamer des mesures concrètes pour redresser les services de Pmi et de santé sexuelle, et rappeler la pétition nationale signée par plus de 4500 d’entre eux.
« Nous comptons sur vous pour vous exprimer massivement en ce sens auprès des autorités, afin de redynamiser la prévention en santé infantile, familiale et juvénile, au moment où l’on assiste à une remontée inédite de la mortalité périnatale et infantile en France, ainsi qu’à l’accroissement des inégalités en santé dès le plus jeune âge », assurent-ils.
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 03 février 2025