S’abonner

Babilou présente son plan 2028 : exigence de qualité, ambition éducative, valorisation des métiers

Le Groupe Babilou Family a dévoilé son nouveau plan de transformation stratégique ce 19 juin. Il se positionne comme un acteur responsable, mettant en avant la qualité éducative et la valorisation des professionnels. Il entend également jouer un rôle clé dans le redressement du secteur.

 

 

Alors que le secteur est secoué par le rapport accablant de l’IGAS sur La Maison Bleue, Babilou Family, l’un des leaders mondiaux de l’éducation et de la petite enfance, annonce son plan stratégique ambitieux à l’horizon 2028. Le groupe, avec désormais à sa tête Christophe Fond, CEO de Babilou Family, et Mathieu Quéré, directeur général de Babilou France entend franchir une étape décisive dans sa transformation et devenir le meilleur opérateur d’éducation dans chacun des pays où il est implanté.« Babilou a toujours porté la qualité avant toute forme de vision économique des choses », a déclaré Christophe Fond. Nous avons renoncé à certaines activités lucratives dès lors qu’elles remettaient en cause la qualité d’accueil. » Voilà qui est dit. Le plan du groupe s’articule autour de quatre piliers fondamentaux.

Maintenir un haut niveau de qualité et de sécurité

C’est une priorité absolue pour les 15 000 enfants accueillis chaque jour en France (70 000 dans le monde). Pour s’en assurer, le Groupe lance notamment « engagED », un programme d’audit renforcé centré autour d’une charte de 12 engagements partagés par toutes les crèches du Groupe qui vise à garantir le respect des règlementations locales et des engagements de Babilou Family en matière de sécurité. À noter, Babilou Family devient également le premier acteur du secteur à mettre en place une mesure mensuelle de la satisfaction des parents, effective depuis le mois d’avril.

Valorisation et la fidélisation des professionnels

Le métier est exigeant et le manque de reconnaissance sociale pèse fortement. Les nouveaux entrants quittent souvent rapidement le métier. « Quand on n’est pas reconnu comme éducateur, on ne reste pas. C’est aussi simple que ça », déplore Christophe Fond. La solution : la mise en place dans chaque pays d’un parcours de développement professionnel solide, dès l’arrivée et dans la durée, avec pour objectif d’avoir 65% des managers issus de promotion interne d’ici 3 ans. Aujourd’hui, 20% des professionnels évoluent vers l’encadrement et 80% des cadres régionaux sont issus des crèches.

Une mission éducative claire et assumée

En France, les crèches accueillent les 0-3 ans, mais cette période est encore perçue comme de la simple garde. Babilou insiste sur le fait qu’il s’agit d’une mission d’éducation fondamentale, notamment pour les 1 000 premiers jours de l’enfant. Le groupe a mené un travail de fond pour faire évoluer ses pratiques pédagogiques sur la base des neurosciences, notamment à travers la publication de son ouvrage « l’Education Durable » et l’organisation du Congrès international des neurosciences sur l’éducation des jeunes enfants, en partenariat avec l’UNESCO en 2024. Pour aller plus loin, le groupe met en place un Comité éducatif et scientifique réunissant des experts de renom en neurosciences et en psychologie. Ce comité tiendra sa première réunion le 9 juillet prochain.

Lire aussi : Crèches : Babilou réagit au rapport de l’IGAS sur La Maison Bleue

Jouer un rôle sur l’avenir démographique du pays

Enfin, dernier axe, la France connaît une chute historique de natalité (-4% sur deux années consécutives). Deux facteurs sont aujourd’hui déterminants : l’accès aux modes d’accueil et le coût du logement. La pénurie de 200 000 places de crèche en France est un frein majeur. Babilou estime avoir une responsabilité sociale importante sur cette question de la dénatalité. Pour proposer davantage de solutions d’accueil et soutenir les familles, le Groupe annonce l’ouverture d’environ 200 nouvelles crèches dans le monde d’ici 2028. La Fondation Babilou Family « a choisi d’allouer un tiers de son budget à la recherche sur l’impact des modes de garde sur l’augmentation de la natalité dans les pays développés, précise le communiqué. D’ici 2026, elle concentrera ses actions sur la santé des enfants, la recherche sur la natalité et le financement de l’innovation pédagogique.»

Candice Satara

PUBLIÉ LE 19 juin 2025

Ajouter aux favoris

Laisser un commentaire