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Bronchiolite : la campagne de vaccination 2026-2027 en 10 questions

La campagne de prévention des infections au virus respiratoire syncytial (VRS), responsable notamment de la bronchiolite, débute ce 14 septembre en France métropolitaine. Pour cette nouvelle saison, un nouvel anticorps monoclonal, Enflonsia, est désormais disponible aux côtés de Beyfortus pour protéger les nourrissons. Qui est concerné, quelles sont les possibilités d’immunisation et que faut-il savoir ? Les réponses en 10 questions.

1. Quand débute la campagne ?

La campagne 2026-2027 ne débute pas à la même date dans tous les territoires. Elle a commencé le 3 août en Guyane et le 31 août en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Elle débute aujourd’hui en France métropolitaine, le 28 septembre à La Réunion et le 1er octobre à Mayotte. La campagne prendra fin le 28 février 2027.

2. Pourquoi cherche-t-on à protéger les nourrissons contre le VRS ?

Le VRS est le principal virus responsable des bronchiolites du nourrisson. L’infection est généralement bénigne mais peut entraîner des formes plus sévères chez les plus jeunes enfants, avec parfois une hospitalisation. Pour les professionnelles de la petite enfance, cette campagne est  l’occasion de sensibiliser les parents.

3. Qu’est-ce qui change cette année ?

La principale nouveauté est l’arrivée d’Enflonsia, un nouvel anticorps monoclonal contenant du clesrovimab. Il rejoint Beyfortus (à base de nirsévimab) dans la prévention des infections des voies respiratoires dues au VRS chez les nouveau-nés et les nourrissons lors de leur première saison. La HAS a donné un avis favorable à son remboursement en juillet 2026. Synagis (palivizumab), autre anticorps monoclonal contre le VRS, reste réservé à certaines situations particulières, notamment aux enfants présentant un risque élevé de forme grave.

4. Enflonsia est-il un vaccin ?

Non. Enflonsia est un anticorps monoclonal. Il apporte directement à l’organisme des anticorps capables de reconnaître le VRS. Comme Beyfortus, il s’agit donc d’une immunisation passive et non d’une vaccination.

5. Enflonsia et Beyfortus ont-ils le même objectif ?

Oui. Les deux anticorps sont destinés à prévenir les infections des voies respiratoires inférieures dues au VRS chez les nourrissons exposés à leur première saison de circulation du virus. Enflonsia se présente sous la forme d’une injection intramusculaire en dose unique.

6. Tous les nourrissons sont-ils concernés ?

La stratégie concerne les nouveau-nés et les nourrissons qui vont connaître leur première saison de circulation du VRS. Pour certains enfants présentant des facteurs de risque importants, des modalités spécifiques de prévention peuvent s’appliquer.

7. La vaccination de la mère est-elle toujours possible ?

Oui. La vaccination maternelle avec Abrysvo constitue une autre stratégie de prévention. Elle est recommandée entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée afin que les anticorps produits par la mère soient transmis au fœtus et protègent ensuite le nouveau-né. La vaccination maternelle et l’immunisation du nourrisson par anticorps monoclonal sont considérées comme deux stratégies alternatives.

8. Un bébé dont la mère a été vaccinée doit-il aussi recevoir un anticorps ?

Pas systématiquement. Le choix dépend notamment du moment où la vaccination maternelle a été réalisée et du délai entre cette vaccination et la naissance. Les recommandations officielles précisent dans quelles situations une immunisation du nourrisson est nécessaire ou non.

9. Un bébé immunisé peut-il quand même attraper le VRS ?

Oui. L’objectif de ces stratégies est surtout de réduire le risque d’infection des voies respiratoires inférieures et des formes graves. L’immunisation ne signifie donc pas que le nourrisson ne pourra jamais être infecté par le VRS. Les mesures destinées à limiter la transmission restent importantes.

10. Comment limiter la circulation de la bronchiolite en crèche ?

L’immunisation ne remplace pas les mesures de prévention habituelles contre les virus respiratoires. Lavage des mains avant et après les soins, aération régulière des locaux, nettoyage des objets et des surfaces fréquemment touchés et limitation des contacts avec les personnes malades restent essentiels. La HAS rappelle que ces mesures barrières constituent la première ligne de prévention de la transmission du VRS.

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 14 septembre 2026

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