Couches pour bébés : leur qualité continue de s'améliorer, selon la DGCCRF

Suite à sa grande enquête sur la sécurité de 32 références de couches jetables pour bébés réalisée en 2019-2020, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) vient de donner les conclusions d’une nouvelle enquête complémentaire. Elle visait à s’assurer de « la qualité de neuf références de couches pour bébés pour lesquelles les contaminations en formaldéhyde, HAP et/ou dioxines, furanes et PCB-DL devaient faire l’objet d’un suivi particulier au regard des résultats précédents ». Bonne nouvelle, elle confirme l'absence de dépassement des seuils sanitaires et la poursuite de l'amélioration de la qualité des 9 modèles de couches.

Ces deux enquêtes de la DGCCRF ont fait suite à l’avis rendu par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur la sécurité des couches pour bébés. Cet avis de janvier 2019 pointait du doigt des risques sanitaires liés à la présence de substances chimiques dans les couches pour bébés. Les enquêtes donnent également suite aux engagements pris par les professionnels en février 2019. A savoir : éliminer les substances allergisantes de leurs produits, informer les consommateurs sur leur composition et réaliser un diagnostic des approvisionnements et des procédés de fabrication en vue d’identifier les sources de contamination et d’éliminer les substances préoccupantes.

La première enquête avait présenté en juillet 2020 des résultats encourageants concernant la composition des couches et noté l’absence de dépassement des seuils sanitaires.

Des substances toxiques inférieures aux seuils sanitaires 
Dans les 9 références, la présente enquête n’a relevé aucun allergène ni aucun HAP. Les quantités de dioxines, furanes et PCB-DL, des polluants, sont quant à elles inférieures à 10% des seuils sanitaires définis par l’Anses pour ces substances.
En ce qui concerne le formaldéhyde, la situation continue de s’améliorer puisque les contaminations mises en évidence précédemment ont diminué. La DGCCRF précise que la substance a été détectée voire quantifiée dans toutes les références prélevées mais que seules quatre des neuf références présentent des quantités dépassant ou susceptibles de dépasser 10% du seuil sanitaire (35% de ce seuil pour la plus haute). Ce qui, rappelle la DGCCRF, ne conduit pas à identifier de risque sanitaire lié au port de ces couches. Il est par contre impossible compte tenu de la multiplicité des sources de contamination d’en connaître précisément l’origine. 

Des infos sur la composition
Une seule référence n’a pas indiqué la composition des couches et sera à nouveau contrôlée. « La DGCCRF reste vigilante quant à la sécurité de ces produits, ainsi qu’à l’information délivrée aux consommateurs, via le maintien d’une pression de contrôle dans ce secteur et des analyses régulières. » 

Les couches testées

- Les meilleures, c’est-à-dire celles avec un résultat inférieur à 10% des seuils sanitaires calculés par l’Anses donc pas susceptibles de présenter un risque, y compris dans le cadre des expositions cumulées : 
  • Couches Aldi Chérubin,
  • Couches Caryboo, 
  • Couches Love & Green. 
  • Couches Marmailles Plus,
  • Couches Pampers Baby-Dry

- Celles avec un  résultat de formaldéhyde pour lequel il n’est pas possible d’exclure un dépassement de la valeur correspondant à 10% des seuils sanitaires calculés par l’Anses du fait que la substance a été détectée mais à une concentration insuffisante pour être quantifiée.
  • Couche Lillydoo, 
  • Couches Pampers Premium Protection

- Celles avec un résultat de formaldéhyde compris entre 10% et 25% des seuils sanitaires calculés par l'Anses. Pas de dépassement du seuil d'exposition dû aux couches uniquement, mais ne permet pas de garantir l'absence de risques dans le cadre des expositions cumulées.
  • Couches Pampers Baby-Dry (commercialisées à Mayotte)

- Celles avec un résultat de formaldéhyde compris entre 25% et 50% des seuils sanitaires calculés par l’Anses. Pas de dépassement du seuil d’exposition dû aux couches uniquement mais qui ne permet pas de garantir l’absence de risques dans le cadre des expositions cumulées. 
  • Moina zaza
Pour voir le détail des tests des couches

Source : www.economie.gouv.fr

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Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 26 février 2021
Mis à jour le 28 mars 2021