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Crèches : les 11 propositions de la FFEC

La Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC) vient de publier un livret blanc intitulé : « Les français souhaitent davantage de places en crèche ».  La Fédération entend par-là remettre la petite enfance au cœur de l’élection présidentielle. « Aujourd’hui note Elodie Jacquier-Laforge, déléguée générale de la FFEC c’est un sujet quasi absent des débats même si bien sûr on trouve quelques éléments sur l’accueil des moins de trois ans dans les différents programmes. Dommage quand on sait que la crèche est le mode de garde préféré des français. Et que la moitié des demandes seulement sont satisfaites. »

La FFEC fait donc 11 propositions qui d’ores et déjà ont été transmises aux équipes des différents candidats et sur lesquelles des premiers échanges ont eu lieu. 11 propositions qualifiées de « simples qualitatives et peu coûteuses pour développer un accueil en crèche en garantissant une qualité à la hauteur des attentes des parents »

Pourquoi ce livret blanc ?

La FFEC constate que, malgré une politique de la famille ambitieuse en France, trop de familles sont toujours en liste d’attente chaque année pour une place en crèche. Autre constat :  actuellement un ralentissement des créations de places de crèches Pour y remédier et inverser la tendance, elle fait un certain nombre de propositions qu’elle regroupe autour de 4 grands objectifs : faciliter la création de nouvelles places, rendre les places accessibles à tous, développer des solutions de proximité et un maillage urbain et rural, créer des emplois qualifiés.

Le détail des 11 propositions

1. Pour une meilleure occupation des crèches : fixer 6m2 réservés par enfant.

Certes il n’y a aucune contrainte légale de m2 mais bon nombre de PMI dans les faits exigent des gestionnaires des m2 / enfants non justifiés d’où dans bien des locaux une perte de place   importante et inutile.

2. Simplifier les normes.

Le guide ministériel des normes dans les EAJE qui va bientôt être publié par les services du Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes , devrait apporter quelque réponses dans ce domaine. Car bien souvent ce ne sont pas les normes qui sont trop strictes mais l’interprétation qui peut en être faite par les différents services de PMI.

3. Augmenter le nombre de locaux susceptibles d’accueillir des crèches.

4. Faciliter l’installation des crèches dans les copropriétés.

Ces deux propositions valent pour les locaux existants comme pour les nouvelles constructions. Dans les règlements de copropriété on ne trouve jamais « crèche » dans  les destinations possibles des locaux. Ce qui bloque bon nombre de projets.

5. Extension du crédit d’impôt famille (CIF)

6. Autoriser l’accueil de 12 enfants en micro-crèche

Actuellement le nombre est limité à 10 berceaux. Or, certains locaux pourraient en accueillir 12. D’autre part il faut sans doute voir dans cette demande une comparaison avec Les MAM où 4 assistantes maternelles peuvent accueillir 12 enfants et même 16. Elodie Jacquier-Laforge, précise : « évidemment cette proposition s’entend quand les locaux s’y prêtent et en mettant en place un encadrement conforme à la législation ».

7. Harmoniser les subventions à l’investissement aux micro-crèches sur l’ensemble du territoire

Ce qui n’est pas le cas actuellement. Un exemple : la CAF de Paris ne finance la création d’aucune micro-crèche tandis que celle des Hauts de Seine le fait.

8. Former davantage de professionnels

9. Développer les écoles de formation

10. Ouvrir la crèche à de nouvelles catégories de diplômes.

Lesquels ? Ceux de moniteurs-éducateurs par exemple. Les crèches s’ouvrent aux sages-femmes, aux éducateurs spécialisés, mais dès qu’il s’agit de diplômes de catégorie 1, ce n’est pas le cas. Regrettable selon le FFEC .

11. Reconnaitre les CAP en catégorie 1 afin de pallier le manque actuel de professionnels.

Le nouveau CAP accompagnant éducatif petite enfance n’y changera rien, actuellement les titulaires de ce diplôme ne peuvent « faire les ouvertures et fermetures de crèche » contrairement aux auxiliaires de puériculture qui elles aussi actuellement ont diplôme de niveau V.  Les gestionnaires de crèches ont donc tout intérêt à ce que cette contrainte soit levée. Pour des raisons de planning, mais aussi de recrutement et de coût.


Rappelons, que chaque année, la moitié des créations de places sont faites par une entreprise de crèche. La vocation de la Fédération : animer un réseau de crèches de haute qualité autour d’un projet social et pédagogique durable. Très engagée, elle a déposé un dossier de candidature à la représentativité patronale pour accéder à la signature d’une Convention Collective Nationale.


 

C.L

PUBLIÉ LE 29 mars 2017

MIS À JOUR LE 02 mai 2017

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