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Crèches privées : le bureau de l’Assemblée nationale saisit la justice sur le cas Aurore Bergé, accusée de faux témoignage

Aurore Bergé est accusée par des députés de du NFP de « faux témoignage » pour avoir récusé devant la commission d’enquête parlementaire sur le modèle des crèches, tout lien personnel avec la FFEC via sa déléguée générale. L’ancienne ministre des Familles aurait délibérément menti,  ce qui constitue un délit.


Le bureau de l’Assemblée nationale, réuni ce mercredi matin à 10 heures, par 10 voix contre 9, a validé la demande de saisine de la justice contre Aurore Bergé pour « faux témoignage ». L’ancienne ministre des Solidarités et des Familles est accusée d’avoir récusé le 30 avril dernier devant la commission d’enquête parlementaire, sur le « modèle économique des crèches », tout lien personnel avec la déléguée  de la FFEC, Elsa Hervy. « Je sais ce que je risque si j’exposais le moindre mensonge devant cette commission d’enquête. Je n’ai jamais, jamais de ma vie rencontré Elsa Hervy dans un cadre personnel et intime », avait-elle alors affirmé. Sauf que le livre de Victor Castanet dit le contraire. 


D’après Les Ogres, les deux jeunes femmes se seraient entendues sur des « éléments de langage » pour étouffer la médiatisation de l’affaire sur les dysfonctionnements des crèches privées suite à la publication de deux livres. Victor Castanet a d’ailleurs rendu public des documents (mails et messages whatsapp ) qui semblent mettre en évidence les liens entre la patronne de la FFEC et l’ancienne ministre des Solidarités et des Familles. Dans un échange de mails du 1er août 2023 entre Aurore Bergé et sa directrice de cabinet au ministère, l’ex-ministre parle d’Elsa Hervy comme d’« une copine »« Elle sera très aidante pour moi ». Selon le journaliste, l’ex-ministre aurait tenté d’empêcher la création de la commission d’enquête, mais sans y parvenir.  

Suite aux révélations de Victor Castanet, Aurore Bergé avait annoncé porter plainte pour diffamation, pointant des échanges « tronqués, des phrases qui n’y figurent pas, des mots qui ont été changés », sur Franceinfo.


La Présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a tenu a rappeler que cette « décision de transmission ne vaut pas décision de justice. En aucun cas le bureau doit se prononcer sur la constitution d’une infraction. Il s’agit d’une simple transmission qui est faite au procureur de la République qui sera libre de poursuivre ou pas et d’enquêter sur ces faits. »




Aurore Bergé a aussitôt réagit sur X en s’en prenant au Nouveau front populaire

 


Candice Satara

PUBLIÉ LE 09 octobre 2024

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