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Décret micro-crèches : « personne ne sera licencié », assure Catherine Vautrin 

Catherine Vautrin, lors d’une séance de questions au gouvernement mardi 4 février, a réaffirmé son soutien au décret sur les micro-crèches en rappelant à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de raison que ces structures bénéficient de conditions d’encadrement dérogatoires. Elle a aussi assuré qu’il n’y aurait pas de licenciement.

Au lendemain de la mobilisation pour l’opération « crèches mortes », Catherine Vautrin, lors des questions au gouvernement, a été interrogée par Emeric Salmon, député Rassemblement national sur « l’impact désastreux de ce décret en cours d’examen au Conseil d’Etat ». Le député a déroulé les mêmes chiffres martelés depuis des semaines par le secteur privé en ajoutant quelques approximations. « Ce texte menace directement l’avenir de la petite enfance, déclare-t-il. 15 000 professionnels risquent d’être licenciés en raison de l’interdiction faite aux titulaires de CAP de travailler, 80 000 places d’accueil pourraient disparaître et 6 500 crèches pourraient fermer (…). Madame la ministre, comment justifier une réforme qui aggraverait encore la situation, surtout dans la ruralité ? Allez-vous enfin entendre l’appel des professionnels et des familles en suspendant cette forme injuste et inapplicable ? ».

Les mêmes règles dans les micro-crèches et les petites crèches

Catherine Vautrin est restée ferme. Elle a réaffirmé de manière claire son soutien au texte, rappelant que chacun ne peut que partager le fait que « les normes d’encadrement des micro-crèches soient tout simplement les mêmes que celles des crèches de petites tailles, car c’est de cela dont il s’agit à un moment où plusieurs rapports d’inspection générale, celui de l’Igas en 2023, celui de l’Igas-Igf en 2024, tous ont souligné que les conditions dérogatoires d’encadrement prévues par les micro-crèches n’étaient pas suffisantes pour garantir une qualité d’accueil ».

Catherine Vautrin se veut rassurante

La ministre ajoute : « En aucun cas, il n’est question pour l’Etat d’aller abandonner les micro-crèches.». Puis elle rappelle : « Nous avons donné un délai. Il n’est pas question de faire le moindre chantage, personne ne sera licencié puisque ce texte va concerner les recrutements à partir du 1er janvier 2026. » Sur ce point, Catherine Vautrin a fait un petit lapsus, la réforme doit s’appliquer au 1er septembre 2026, et non au 1er janvier, ce qui laisse un peu plus de temps au secteur pour s’organiser. Pour appuyer à nouveau son propos, elle a également évoqué la lettre circulaire qu’elle a adressée aux associations de maires  fin janvier afin de les rassurer et de démonter les arguments fallacieux de certains.

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Candice Satara

PUBLIÉ LE 05 février 2025

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