Diabète de type 1 : en augmentation chez les enfants
A l’occasion de la journée mondiale du diabète le 14 novembre, Santé publique France a publié ses données annuelles de surveillance et un nouvel indicateur sur l’incidence du diabète de type 1 de l’enfant à l’échelle régionale.
Une maladie auto-immune
Le diabète de type 1 ne représente que 6% des cas de diabète et survient essentiellement chez l’enfant ou l’adulte jeune. Il s’agit d’une affection métabolique se traduisant par une hyperglycémie (taux de glucose sanguin trop élevé). Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune où les cellules ß des îlots de Langerhans du pancréas – celles qui secrètent l’insuline – sont identifiées comme étrangères par cellules du système immunitaire (lymphocytes T) qui les détruit. L’hyperglycémie par défaut de sécrétion insulinique apparaît lorsqu’il ne reste plus qu’environ 10 % des cellules bêta du pancréas fonctionnelles. Le traitement pour les enfants atteints consiste en des injections d’insuline.
Une origine multiple
La réaction auto-immune à l’origine du diabète de type 1 dépend de l’association entre des prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux. L’implication de nombreux facteurs a été étudiée notamment « les infections virales, des facteurs nutritionnels, les conditions de vie familiale stressantes, l’absence d’allaitement, le manque de vitamine D ou des facteurs liés à une exposition diminuée aux infections. La pollution atmosphérique ou les perturbateurs endocriniens ont également été identifiés comme facteurs de risque du diabète de type 1 », précise Santé publique France.
De plus en plus fréquent chez les enfants
Le nombre d’enfants atteints de diabète de type 1 ne cesse d’augmenter. Le taux d’incidence national était de 18 cas pour 100 000 chez les moins de 6 mois à 14 ans en 2013-2015 et de 19,5 cas pour 100 000 sur la période 2015-2017. Ce qui traduit une augmentation moyenne de l’incidence de 4 % par an.
Une disparité géographique
Les données de santé publique France mettent en avant des variations régionales avec les taux d’incidence les plus élevés en Martinique, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur (incidence de 20 à 24 /100000) et les taux d’incidence les plus faibles en Guyane, en Guadeloupe et à La Réunion – et en France métropolitaine, dans les Pays de la Loire, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine (incidence de 6.2 à 19 /100000).
Source : www.santepubliquefrance.fr
Isabelle Hallot
PUBLIÉ LE 15 novembre 2021
MIS À JOUR LE 13 janvier 2023