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Étude : il existerait un lien génétique entre la richesse du vocabulaire du tout-petit et le TDHA

Une nouvelle étude publiée récemment dans Biological Psychiatry a exploré les bases génétiques du développement du langage chez les jeunes enfants et ses implications pour les capacités cognitives ultérieures ainsi que la prédisposition au trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH).   


L’étude s’est concentrée sur 17 298 enfants d’origine anglophone, danoise ou néerlandaise, âgés de 15 à 38 mois. Cette période est cruciale car elle marque une explosion linguistique chez les enfants, avec un élargissement rapide de leur vocabulaire. Les chercheurs ont examiné comment la génétique influe sur cette phase critique de croissance du vocabulaire.  


Découverte des facteurs génétiques  

À l’aide d’une méta-analyse à l’échelle du génome, l’équipe de recherche a identifié plusieurs facteurs génétiques qui contribuent à la taille du vocabulaire chez les enfants en bas âge. Ces influences génétiques ne sont pas fixes mais évoluent rapidement en moins de deux ans, soulignant la dynamique du développement précoce du langage.  


Relation entre le vocabulaire et le TDAH  

Les résultats révèlent que génétiquement, plus le nombre de mots prononcés pendant la petite enfance (de 15 à 18 mois) est important plus le risque de TDAH augmente. Mais cette relation s’inverse pour les enfants plus âgés où un vocabulaire plus restreint est associé à davantage de symptômes de TDAH.  


Liens avec les résultats ultérieurs  

L’étude établit également des liens entre la taille du vocabulaire précoce et des résultats importants ultérieurs dans la vie, tels que l’alphabétisation et les compétences cognitives. Cela met en évidence l’importance du développement précoce du vocabulaire dans divers aspects du développement éducatif et comportemental.  


Implications pour l’intervention précoce  

En reconnaissant les facteurs génétiques qui influencent le développement du vocabulaire, des interventions ciblées pourraient soutenir les trajectoires de développement des enfants, réduisant ainsi les risques associés au TDAH et améliorant les compétences d’alphabétisation et cognitives.  


Appel à une collecte de données accrue  

L’étude encourage également une collecte de données plus poussée au cours des premières années pour mieux comprendre les processus étiologiques liés à la parole et au langage dans la santé et les troubles.  


Cette recherche souligne l’importance de l’évaluation précoce du vocabulaire pour prédire les comportements et la cognition futurs. En approfondissant notre compréhension des facteurs génétiques du développement précoce du langage, nous pourrions mieux soutenir chaque enfant dans son développement global ont conclu les auteurs.  


Source : www.biologicalpsychiatryjournal.com

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 05 mars 2024

MIS À JOUR LE 10 juin 2024

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