Etude : l’énergie des enfants mieux comprise

Les parents et les professionnelles de la petite enfance l’ont maintes fois constaté : les tout-petits débordent d’énergie. C’est normal, selon les conclusions d’une étude récente publiée dans la revue Science. En effet les enfants dépensent beaucoup plus d’énergie que les adultes.

 Les bébés ont un métabolisme hyper actif

Les chercheurs de l’université de Duke au canada ont établi le décompte des calories brulées à différents âges de la vie en étudiant un groupe de plus de 6000 personnes âgées d’une semaine à 95 ans. Les enfants présentent le métabolisme le plus actif. Avec un pic autour d’un an. Entre neuf et quinze mois les nourrissons dépensent 50 % plus d’énergie sur une journée que les adultes proportionnellement à la taille de leur corps.  Pour l’auteur de l’étude, « les enfants de cet âge brulent tellement d’énergie qu’on pourrait presque les considérer comme venant d’une espèce différente ».Puis le métabolisme diminue progressivement. Celui des enfants dépassant toutefois celui de l’adulte durant les 20 premières années. Les auteurs l’expliquent par l’intense activité du fonctionnement cellulaire et par l’activité du cerveau chez les tous petits. Une autre étude publiée précédemment avait conclu que le cerveau consommait 43 % de l’énergie totale dépensée durant l’enfance.

Après 60 ans, les dépenses énergétiques chutent
Entre 20 et 60 ans les dépenses énergétiques sont stables. De même pendant la grossesse, les besoins caloriques d'une future maman augmentent peu. Il n’y a pas de modifications du métabolisme à 30 40 ans ou 50 ans, ce qui laisse supposer que l’embonpoint à cet âge provient davantage de l’alimentation et d’un manque d’activité physique que d’un ralentissement du métabolisme. Par contre à partir de 60 ans, la dépense énergétique diminue. La baisse est faible,  seulement 0,7% par an. Mais à 90 ans, les besoins caloriques sont réduits de 26% comparé à la quarantaine.
Mettre en lumière le métabolisme en fonction de l’âge permet d’adapter les besoins alimentaires notamment durant l’enfance. Cela sert aussi à ajuster les traitements médicamenteux et c’est la clé pour comprendre les maladies du vieillissement principalement après 60 ans quand l’organisme consomme moins de calories. 

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Article rédigé par : Isabelle hallot
Publié le 01 septembre 2021
Mis à jour le 29 octobre 2021