S’abonner

Etude : Les difficultés psychosociales n’ont pas épargné les plus jeunes durant la crise Covid

Près d’un jeune sur six âgé de 3 à 17 ans a eu besoin de soins entre mars 2020 et juillet 2021 nous informe l’étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Réalisée dans le cadre des données collectées lors de l’enquête EpiCov (Épidémiologie et Conditions de vie liées au Covid-19) l’étude publiée ce jour a mesuré les difficultés psychosociales des enfants âgés de 3 à 17 ans et les recours aux soins pour motifs psychologiques de cette tranche d’âge.


19 % des 3-5 ans concernés par des difficultés psychosociales de type comportemental

Ces troubles psychosociaux touchent davantage les garçons (10%) que les filles (7%).  Chez eux, il s’agit plutôt de problématiques comportementales, attentionnelles et d’hyperactivité (17 % des 6-10 ans). Ces difficultés s’atténuant avec l’âge. Mais souligne le rapport de la DREES, leurs difficultés relationnelles tendent à s’accroître avec l’âge : elles concernent près d’un garçon sur cinq entre 11 et 17 ans (18 %). Les problématiques émotionnelles concernent plutôt les filles (15 % des 6-10 ans) et la tendance se maintient jusqu’à l’adolescence (13 % des 15-17 ans).


Des différences selon le niveau de vie des parents

Les enfants des ménages les moins aisés sont plus concernés par les difficultés émotionnelles, comportementales et relationnelles. Les difficultés sont aussi plus présentes quand les enfants sont surexposés aux écrans et peu à la lecture et aux activités physiques. A noter, c’est en métropole que les enfants présentent le plus de difficultés psychosociales.


1 enfant sur 6 a eu besoin de soins en santé mentale

Entre mars 2020 et juillet 2021, 12 % des garçons et 13 % des filles âgés de 3 à 17 ans ont recouru à un professionnel de santé pour un motif psychologique.  En ajoutant les 5 % des enfants qui ont eu besoin d’être aidés pour des difficultés psychologiques on arrive à un chiffre de 15 % des enfants qui ont eu besoin de soins de santé mentale, soit près d’un enfant sur six.


Le recours au psychologue privilégié chez les mineurs

Chez les 3-17 ans 7 % ont recouru à un psychologue contre 3 % à un généraliste ou pédiatre pour ces motifs. Le recours aux psychiatres et pédopsychiatres concerne 3 % des 3-17 ans. Avant la mise en place de MonParcoursPsy, le recours au psychologue était privilégié par les ménages avec le plus haut niveau d’éducation et les ménages de métropole.


Consulter l’étude


 

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 20 juin 2023

Ajouter aux favoris

Laisser un commentaire