Feu vert pour le vaccin contre la bronchiolite !

l’Agence européenne du médicament a donné, ce vendredi 16 septembre, l'autorisation aux laboratoires Sanofi et AstraZeneca de commercialiser le vaccin Beyfortus contre le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite chez les nourrissons. Pour la Société Française de Pédiatrie (SFP), c'est là "un grand espoir de voir enfin moins d'enfants malades" !

Chaque hiver, la bronchiolite touche 30 % des enfants de moins d’un an et entraîne l’hospitalisation d’environ 2 à 3 % d'entre eux quand elle devient plus sévère... L'autorisation de commercialisation du vaccin Beyfortus contre le VRS, donnée ce vendredi par l'Agence européenne du médicament, est donc considérée comme une excellente nouvelle par les soignants !

Une dose unique pour les bébés de moins de un an !
Ce nouveau vaccin, qui pourra être administré chez les nouveaux-nés ou les nourrissons de moins de un an, nécessitera une seule dose injectable et protégera contre les infections des voies respiratoires inférieures dues au VRS. Il sera prescrit pendant la première saison de circulation du virus à laquelle lesdits bébés seront exposés, précise Sanofi sur son site. Ce vaccin, un anticorps monoclonal, devrait permettre de réduire les infections de 75 %. Les délais sont trop justes pour cette année, mais le vaccin est espéré pour la saison 2023/2024.

Protéger les enfants le plus tôt possible !
Interrogée par Franceinfo, Christèle Gras-Le Guen, présidente de la Société française de pédiatrie, affirme que vaccin est un « grand espoir », notamment pour les nouveau-nés de moins de six semaines qui sont les plus à risque de contracter une forme grave de bronchiolite. «  Ce sont eux qui sont admis dans les services de soins intensifs, de soins critiques pendant l'hiver, et pouvoir les protéger en priorité, c'est bien évidemment ce qu'on souhaite pouvoir faire avec ce nouveau produit. Cet anticorps va être proposé quasiment à la maternité, à toutes les familles qui le souhaitent, de manière à protéger l'enfant le plus tôt possible, » a-t-elle déclaré.

Il faut dire qu'il n’existait jusqu'ici qu’un traitement essentiellement symptomatique de la bronchiolite et la mise en place de gestes évitant la transmission virale. Le seul vaccin contre la bronchiolite (Synagis) était réservé exclusivement aux enfants à risque élevé d’infection. Il s'agissait des prématurés nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins, âgés de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière et d'enfants de moins de 2 ans ayant subi un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois ou atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

Une infection à risque de complications chez les nourrissons
Pour rappel, la bronchiolite se traduit dans la majorité des cas par une rhino-pharyngite bénigne, voire reste asymptomatique. Mais dans 30 % des cas, elle peut atteindre les bronchioles pulmonaires et entraîner une gêne respiratoire accompagnée de signes respiratoires. La gravité de la bronchiolite chez les jeunes enfants est due à l’immaturité de leur système pulmonaire dont la maturation se poursuit durant les 3 premiers années de vie. Et comme l’immunité acquise par la mère décroît après les six premiers mois, les nourrissons, après cette date, sont davantage à risque.

Sources : https://www.ema.europa.eu/ et https://www.francetvinfo.fr/
 
Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 16 septembre 2022
Mis à jour le 11 octobre 2022