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Flambée des cas de rougeole en Europe : l’OMS et l’UNICEF lancent l’alerte

En 2024, l’Europe et l’Asie centrale ont enregistré le plus grand nombre de cas de rougeole signalés depuis plus de 25 ans. Une recrudescence de la maladie affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans, ceux-ci représentant 43 % des cas. Dans un rapport publié le 14 mars, l’OMS et l’UNICEF tirent la sonnette d’alarme.

En 2024, la Région européenne a enregistré 127 350 cas de rougeole, soit le double des cas enregistrés en 2023 et le plus élevé depuis 1997. Cette hausse alarmante est en grande partie due à la baisse de la couverture vaccinale, suite à la pandémie de COVID-19. Les enfants de moins de cinq ans représentent plus de 40 % des cas, avec des conséquences graves puisque la moitié des cas ont entrainé une hospitalisation et que 38 décès ont été recensés.

Pas de traitement mais un vaccin

L’OMS et l’UNICEF rappellent qu’il n’existe pas de traitement spécifique contre la rougeole. Le traitement n’est que symptomatique. En cas de rougeole, il est essentiel de s’hydrater suffisamment pour compenser la déshydratation causée par la diarrhée ou les vomissements. Des antibiotiques peuvent être prescrits pour traiter une pneumonie, complication possible de la rougeole ainsi que les infections touchant les yeux et les oreilles. Coté prévention, la vaccination est la méthode la plus efficace pour prévenir la maladie. Tous les enfants doivent recevoir deux doses du vaccin contre la rougeole, un vaccin sûr, efficace et peu coûteux.

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Une couverture vaccinale insuffisante

Les faibles taux de vaccination sont une des causes principales du retour de la rougeole. En 2023, plus de 500 000 enfants en Europe n’ont pas reçu leur première dose du vaccin contre la rougeole. Particulièrement les enfants de Bosnie-Herzégovine,  Monténégro,  Macédoine du Nord et  Roumanie avec des taux de vaccination bien inférieurs aux 95 % nécessaires pour garantir une immunité collective.

Des mesures nécessaires
L’OMS et l’UNICEF appellent à une action urgente pour combler ces déficits de vaccination, notamment par des campagnes de rattrapage et des investissements dans le secteur de la santé. L’accent est mis sur l’importance de renforcer les systèmes de santé, d’augmenter la confiance dans les vaccins et de cibler les populations sous-vaccinées, afin d’éviter de nouvelles flambées et protéger la santé des enfants.Source : sous embargo jusqu’au 14 mars.

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 14 mars 2025

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