Haut-commissariat à l’Enfance : ça se précise !
Selon les déclarations de Catherine Vautrin, ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, mardi 21 janvier à l’Assemblée nationale, le haut-commissariat à l’Enfance sera probablement essentiellement dédié à la protection de l’enfance.
Le 27 décembre, l’Élysée annonçait souhaiter la création d’un haut-commissariat à l’Enfance. Annonce saluée le lendemain par Catherine Vautrin la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Puis reprise par le Premier ministre en deux phrases lors de sa déclaration de politique générale, le 14 hanvier. Mais depuis, silence. Pas un mot sur le périmètre de ce haut-commissariat, ni sur son rattachement et encore moins sur le nom de la personne qui en aura la responsabilité. Mardi 21 janvier, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Catherine Vautrin en a dit un peu plus.
Lors de cette séance, Cécile Violland, députée Horizons de Haute-Savoie s’est inquiétée des défaillances de la protection de l’enfance et a demandé à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles : « Comment garantirez-vous que chaque enfant de notre pays puisse accéder à cette protection essentielle, pour éviter que de tels drames (ndlr : référence à Amandine , 13 ans, morte de faim) se reproduisent ? ».
Un haut-commissariat dédié à la protection de l’enfance
Dans sa réponse Catherine Vautrin n’a pas nié ces manquements. Les a regrettés et a salué l’engagement des professionnels tout en soulignant la nécessité de renforcer l’attractivité de ces métiers, car « comme tous les métiers de l’humain, ce sont des métiers de l’engagement, mais ils demandent encore plus. »
La ministre a élégamment félicité la députée socialiste Isabelle Santiago pour avoir relancé la commission d’enquête parlementaire sur ce sujet. Enfin, rappelant les engagements du Premier ministre dans sa déclaration de politique générale à l’Assemblée sur la création d’un haut-commissariat à l’Enfance, Catherine Vautrin a précisé que cette instance serait chargée « d’assurer une approche globale des politiques de protection de l’enfance ».
La ministre a souligné : « Ce qui compte, c’est l’intérêt de l’enfant : qu’il soit protégé partout où il se trouve. En travaillant ensemble, nous apportons les solutions que nous devons à chaque enfant de notre pays. »
Encore en attente de la nomination d’un haut-commissaire
Pour rappel, Catherine Vautrin avait, à plusieurs reprises, montré qu’elle avait le souci et l’envie travailler sur la protection de l’enfance, un secteur en grande souffrance : son premier déplacement à Angers dans le Maine-et-Loire, département que préside Florence Dabin, la présidente du GIP France enfance protégée et sa présence lors de la remise du Rapport Sichel sur la protection de l’enfance où s’était dite mobilisée, en témoignent.
Si l’on en croit cette déclaration de la ministre, les contours de ce haut-commissariat se précisent. Il se dit néanmoins que rien n’est acté, et que, de l’Élysée à Matignon en passant par l’avenue Duquesne où se trouvent les bureaux de Catherine Vautrin, un certain flou persiste. En revanche les noms circulent : celui de l’ex-ministre déléguée à l’enfance, la jeunesse et aux familles, Sarah El Haïry, mais aussi celui de Martine Brousse présidente de la Voix de l’Enfant… parmi beaucoup d’autres ! À suivre donc.
A voir en replay :
L’intervention de la députée Cécile Violland
L’intervention de Catherine Vautrin
Catherine Lelièvre
PUBLIÉ LE 21 janvier 2025