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Le secteur santé-social sera en grève ce mardi 8 mars

Les salariés des secteurs de la santé, du social et du médico-social, seront à nouveau en grève mardi 8 mars pour exprimer leur colère et leur déception, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. 


Une fois encore, les professionnels du secteur médico-social descendront dans la rue, mardi prochain, pour faire entendre leur voix. La dernière mobilisation nationale et intersyndicale, le 1er février dernier, (la troisième en moins de trois mois) avait rassemblé plusieurs milliers de manifestants dans les principales villes de France. Elles sont auxiliaires de vie sociale, assistantes familiales, assistantes maternelles, éducatrices spécialisées, infirmières, sage-femmes ; ces professions, qui estiment être en première ligne depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid19,  se considèrent comme « les oubliées du Ségur de la santé », ont le sentiment d’être ignorées, peu reconnues, mal payées et demandent une revalorisation de leurs métiers. « Toutes ces professions sont dévalorisées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué. Majoritairement occupées par des femmes, ces métiers se sont construits autour de compétences présumées « naturelles » des femmes. Ces boulots sont moins bien couverts par les conventions collectives, moins bien définis dans les classifications et donc moins bien rémunérés, sous prétexte qu’il ne s’agirait pas de « vrais métiers », avance le syndicat Sud Santé Sociaux. 


Des revendications ciblées pour les femmes  

Pourtant, lors de la Conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, le 18 février dernier, le Gouvernement et les Départements de France se sont engagés  ensemble pour des revalorisations salariales de 1,3 milliard d’euros en faveur des professionnels de la filière socio-éducative, dont la revalorisation réclamée de 183 euros nets par mois, par équité avec les personnels soignants. Ils ont également convenu de la nécessité de négocier une nouvelle convention collective unique de la branche du secteur sanitaire et social et d’harmoniser les revalorisations auprès des personnels soignants ou du domicile, telles qu’issues de la démarche initiée depuis 2020 dans le secteur sanitaire et social. Le Premier ministre a souhaité que soit installé d’ici avril un « Comité des métiers socio-éducatifs » pour organiser dans la durée un pilotage dynamique et resserré des différents chantiers. Des mesures qui ne semblent pas avoir apporté satisfaction puisque les syndicats revendiquent encore une revalorisation des salaires des métiers du soin et à « prédominance féminine », la reconnaissance des qualifications, des responsabilités et de la pénibilité de ceux-ci, la suppression des inégalités persistantes qui s’aggravent entre les femmes et les hommes, l’égal accès à la promotion professionnelle et à tous les métiers, et un service public de la petite enfance à la hauteur des besoins. Si le SNPPE soutient pour sa part le mouvement, il ne sera pas partie prenante dans cette mobilisation. 


 

PUBLIÉ LE 07 mars 2022

MIS À JOUR LE 13 janvier 2023

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