L’impact de la crise sanitaire sur le secteur de l’emploi à domicile

Un sondage Ipsos réalisé pour la Fédération des Particuliers Employeurs de France (FEPEM), du 23 juin au 17 juillet 2020, montre que le secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile a répondu présent pendant la crise sanitaire.

La « capacité de résilience » du secteur pendant le confinement
Si, pendant le confinement, des assistants maternels ont pu maintenir l’accueil des enfants à leur domicile, pour d’autres cela n’a pu être le cas. Selon le sondage, on apprend ainsi que « 92% de particuliers employeurs ont déclaré et payé les heures non réalisées de leur salarié : 30% en déclarant et en payant les heures comme d’habitude – et les prenant entièrement à leur charge, et 62% en ayant recours au dispositif exceptionnel d’indemnisation mis en place par les pouvoirs publics à la demande de la FEPEM ». Concernant les particuliers employeurs, qui ont dû avoir recours au chômage partiel, ils sont 57% à avoir versé un complément de rémunération à leur salarié.

Un secteur qui va de l’avant pendant le déconfinement
Le secteur de l’emploi à domicile a montré toute son utilité sociale pendant le confinement. Et lors du déconfinement a également montré qu’il était essentiel. Grâce aux assistants maternels notamment, les parents ont pu reprendre le chemin du travail. Ainsi, « lors du déconfinement, 94% des salariés confirmaient avoir repris leur activité (dont 76% suivant le même volume horaire qu’auparavant). »

Un crédit d’impôt immédiat
« L’emploi à domicile s’est une nouvelle fois illustré comme un maillon solide de la solidarité nationale grâce à son fort ancrage territorial. C’est pourquoi il doit faire partie, à terme, du plan de relance grâce à la mise en place du crédit d’impôt immédiat au 1er janvier 2022 », souligne Marie Béatrice Levaux, Présidente de la FEPEM. L’idée du crédit d’impôt immédiat est d’éviter les avances de trésorerie du particulier-employeur. Cela rendrait donc le secteur de l’emploi à domicile plus attractif et pourrait favoriser la création d’emplois. Un « dispositif est facile à mettre en place, via le CESU, le véhicule historique du secteur », selon Marie Béatrice Levaux.         

Voir le site de la FEPEM                                                                                                                
Article rédigé par : Caroline Feufeu
Publié le 21 septembre 2020
Mis à jour le 21 septembre 2020