Mouvement de grogne des infirmières-puéricultrices sur les réseaux sociaux

Les infirmières-puéricultrices, représentées par le collectif Je suis infirmière-puéricultrice, ont lancé ce lundi 6 décembre une opération de communication sur les réseaux sociaux pour défendre leurs professions et clamer leurs revendications. 

Le collectif Je suis infirmière-puéricultrice s'est mobilisé aujourd'hui sur les réseaux sociaux, pour donner un écho aux revendications des infirmières-puéricultrices en quête de valorisation de leurs compétences et éveiller l'interet des pouvoirs publics. Sur Instagram, Facebook, LinkedIn, leurs posts ont été relayées par quelques comptes influents parmi lesquels Alexia Poirier fondatrice de ParlonsBambins et Nadège Pétrel, créatrice d’Un Amour Au Naturel, toutes deux puéricultrices. Elles se font le relais des 23 000 infirmières-puéricultrices, expertes du développement, du suivi de l’enfant et du soutien à la parentalité, qui se sentent oubliées et manquent de reconnaissance. Elles regrettent qu’il n’y ait pas eu une seule infirmière-puéricultrice parmi les 30 experts consultés dans le rapport de la commission des 1000 premiers jours. Elles réclament la création d'un cadre statutaire pour la consultation de puéricultrice, essentielle pour les familles, qui permettrait une prise en charge par la Sécurité Sociale. Elles attendent "l’universitarisation" de leur formation depuis de nombreuses années et regrettent d’avoir été évincées du projet de loi concernant la réalisation de l'entretien post-natal, dont un des objectifs est le dépistage des signes de dépression du post partum et des troubles de l'attachement (Loi de financement de la sécurité sociale). 

Le collectif « Je suis infirmière puéricultrice » a été créé à l’initiative de onze infirmières-puéricultrices issues de divers secteurs professionnels ( EAJE, PMI, hospitalier, libéral, formation…) qui souhaitent défendre et valoriser leur profession, faire entendre leurs voix, afin que leurs compétences et leur expertise soient mieux reconnues. En juin, elles avaient lancé un recensement national afin de recueillir des données démographiques précises et mieux défendre leurs intérêts.
Article rédigé par : Laurence Yème
Publié le 06 décembre 2021
Mis à jour le 13 décembre 2021