« Nos métiers disparaitront » : Pas de bébés à la consigne mobilisé contre la refonte des diplômes du travail social
Le collectif Pas de bébés à la consigne alerte à son tour sur la refonte des diplômes du travail social menée actuellement par la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS). Et se joint à la tribune cosignée par 11 organisations professionnelles.
Non à la disparition future des diplômes du travail social de niveau 6 que sont les Assistant de Service Social, les Conseillères en Économie Sociale et Familiale, les Éducateurs spécialisés, les Éducateurs Techniques spécialisés et les Éducateurs de Jeunes Enfants (EJE). Avec un communiqué coup de poing, Pas de bébés à la consigne se joint à la mobilisation des organisations professionnelles sur le projet de refonte des cinq diplômes d’Etat de niveau 6.
Un maillon essentiel
Cette réforme qui concerne des « travailleurs sociaux spécialistes de l’accueil et l’accompagnement des jeunes enfants et de leurs familles.» Le collectif insiste : « Ils sont un maillon essentiel des équipes des Établissements d’Accueil des Jeunes Enfants. A la fois garants de la qualité d’accueil des jeunes enfants, aide, soutien et accompagnement des équipes sur le terrain et accompagnant des enfants et des familles au quotidien. Il serait très préjudiciable pour tout un secteur que ces professionnels n’aient plus une formation approfondie spécifique à la petite enfance.»
La petite enfance a besoin de métiers spécifiques
Pour Pas de bébés à la consigne, la pénurie ne justifie pas l’uniformisation des formations, « la recherche à tout prix de “bras” disponibles sans se soucier de leur formation de qualité ». Le collectif alerte sur le glissement déjà insidieux qui s’opère, notamment en milieu hospitalier et dans le secteur de la protection de l’enfance : « des infirmières‐puéricultrices remplacées par des infirmières, des auxiliaires de puériculture remplacées par des aide‐soignantes ! »
Les organisations professionnelles des métiers du travail social, coordonnées par la Fneje, ont été reçues par le directeur de la DGCS, Jean-Benoit Dujol, le 9 mai. La ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, devrait les rencontrer dans les prochains jours.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 19 mai 2025