S’abonner

Pas de bébés à la consigne : une opération courrier pour interpeller la ministre Catherine Vautrin

A l’occasion du deuxième anniversaire de la parution du rapport de l’IGAS, le vendredi 11 avril prochain, le collectif Pas de bébés à la consigne propose une action coup-de-poing collective pour interpeller la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin.

Le collectif réclame des actions concrètes en faveur d’une véritable qualité d’accueil pour les tout-petits dans les lieux d’accueil de la petite enfance. S’il se réjouit de la parution mercredi dernier, du décret qui vient d’aligner la réglementation des micro-crèches sur celle des petites crèches, Pas de bébés à la consigne regrette que les principales préconisations du rapport de l’IGAS sur la prévention de la maltraitance et la qualité d’accueil en crèche, et des différentes commissions d’enquête et missions parlementaires sur les modes d’accueil n’aient pas été mises en place.

Un mail pour lui rappeler les principales recommandations des rapports

Le collectif encourage les professionnels de la petite enfance et leurs soutiens à adresser un courrier pré-rédigé au secrétariat de la direction du cabinet de la ministre dont il indique l’adresse email. Dans cette lettre, il intime à la ministre de suivre ces recommandations : « pour assurer une véritable qualité d’accueil pour les tout petits et leurs parents » :

  • un taux d’encadrement d’1 professionnel pour 5 enfants en 2027 et 1 pour 4 en 2030 ;
  • le passage à 60% du taux de professionnels diplômés auprès des enfants et la suppression de la dérogation autorisant à recruter des professionnels sans aucune expérience ni diplôme ;
  • un plan d’urgence dédié à la formation initiale et continue des professionnels sur les territoires, pour former notamment 13 à 15 000 professionnels diplômé.es par an dans les 5 prochaines années ;
  • la reconnaissance des assistant.es maternels comme professionnels de la petite enfance avec un accès garanti à une formation continue de qualité ;
  • une nouvelle PSU forfaitisée dans tous les établissements ;
  • la convergence du reste à charge pour les familles quel que soit le mode d’accueil, sur la base du quotient familial, premier pas vers la gratuité des modes d’accueil (en l’appliquant dès à présent aux familles vivant sous le seuil de pauvreté)

A l’automne 2024, la pétition du collectif Pas de bébés à la consigne avait recueilli près de 10 000 signatures. La ministre risque de recevoir beaucoup de courrier ces prochains jours…

Lire le communiqué

Laurence Yème

PUBLIÉ LE 07 avril 2025

Ajouter aux favoris

Laisser un commentaire