Réforme des modes d’accueil : la FFEC sort de sa réserve

Depuis la diffusion des avant-projets de décrets et d’ordonnance sur la réforme des modes d’accueil, la FFEC était restée silencieuse. Ni enthousiaste, ni catastrophée. Mais alors que les députés viennent de voter contre l’extension du CIFAM aux indépendants (une des demandes de la Fédération), elle vient de publier un communiqué où elle évoque notamment la future réforme.
mécontente que l’extension du CIFAM (Crédit impôts Famille) aux parents travailleurs indépendants, un de ses combats historiques, voté par le Sénat, ne l’ait pas été par les députés et notamment ceux de la majorité présidentielle.
D’où son communiqué où elle « déplore l’échec de l’extension du crédit d’impôt Famille aux parents Indépendants, et appelle le Gouvernement à ne pas ajouter de freins supplémentaires à la Relance de la Petite Enfance ».
Et parmi les freins supplémentaires il y a certaines mesures de la réforme des modes d’accueil dont les avants projets de décret et ordonnance viennent d’être soumis pour relecture aux partenaires. De nombreux pros ont exprimé leur colère et désaccords, la FFEC ne voudrait pas que le gouvernement revienne sur certains arbitrages.

Des surcoûts pour les gestionnaires
Elle explique : « Alors que le chantier de Clarification des normes de la Petite Enfance est en phase de consultation technique auprès des partenaires, la FFEC rappelle que la réforme crée des surcouts importants, même si elle permet de poser des règles au niveau national, simples à appliquer et à contrôler. Ainsi, construire des places de crèches avec un espace de 7m2 par enfant plutôt que les 6m2 moyens constatés reviendra à̀ augmenter les couts de construction de places de crèches de 17% et à construire moins de places. ». Ce rappel signifie clairement que si ces dernières mesures devaient encore bouger dans un sens encore plus contraignant pour les gestionnaires, cela entraînerait de sérieux surcout qu’ils ne pourraient supporter.

Des normes clarifiées mais …
Et la FFEC poursuit : « De plus, le Gouvernement a fait le choix d’une augmentation de la qualité en créant la présence d’un référent Santé-Inclusion dans tous les établissements et la mise en œuvre de l’analyse des pratiques pour tous les professionnels de crèches et de micro-crèches, sans aucune mesure de financement autre que les gains de temps liés à la clarification des normes ».
 Et de conclure : « La FFEC appelle le Gouvernement à ne pas renoncer aux arbitrages rendus pour ne pas fragiliser un secteur durement touché par la crise et à ne pas ajouter de nouveaux surcouts à cette clarification des normes ».

Voir l'intégralité du communiqué
 
Article rédigé par : C.L
Publié le 15 décembre 2020
Mis à jour le 15 décembre 2020