Réforme du CMG : des retours plutôt positifs selon l’enquête de l’UNSA Pro AssMat
La réforme du CMG suscite des réactions très divergentes selon les professionnelles du secteur. L’enquête menée par l’UNSA Pro AssMat auprès de 1 238 répondants révèle une majorité de situations stables ou améliorées. L’étude du SPAMAF parue la veille, mettait en avant, en revanche, des effets nettement plus négatifs.
Selon les résultats recueillis, 54 % des répondants déclarent ne constater aucun impact particulier de la réforme sur leur situation. Par ailleurs, 11 % évoquent une amélioration de leur situation.
Des difficultés réelles, mais limitées
En parallèle, environ 20 % signalent des difficultés, principalement une baisse de revenus, une fragilisation des contrats ou des complications administratives. Ces situations concernent toutefois surtout des cas précis, comme les petits contrats, les changements de tranche ou certaines transitions administratives temporaires.
Des retours positifs
L’enquête indique que de nombreux témoignages soulignent les effets positifs de la réforme du CMG, avec un meilleur remboursement pour les parents, des contrats revalorisés pour les professionnelles et, pour certains foyers, un soutien financier nettement renforcé. Elle souligne également : « Les contrats sur 52 semaines apparaissent même comme les grands gagnants de la réforme.»
L’UNSA Pro AssMat conclut que, malgré des défauts à corriger, la réforme ouvre de « réelles perspectives d’amélioration » pour de nombreux foyers et demeure globalement neutre pour une majorité de répondants. « Les difficultés identifiées doivent faire l’objet d’ajustements, mais l’ensemble présente un potentiel positif pour soutenir le pouvoir d’achat et stabiliser l’emploi.»
Deux études, deux réalités
Les deux enquêtes publiées quasi-simultanément offre des résultats très différents. Celle de l’UNSA Pro AssMat, qui rassemble 1 238 réponses, fait apparaître une majorité de situations stables ou améliorées, avec des difficultés signalées, mais limitées. À l’inverse, l’enquête du SPAMAF, réalisée auprès de 874 assistantes maternelles, met en évidence un impact négatif beaucoup plus marqué. Ces éléments montrent qu’il est encore difficile de tirer une conclusion définitive, et qu’il sera sans doute plus pertinent d’attendre l’évaluation complète de la réforme dans un an à un an et demi pour en mesurer les effets réels
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Candice Satara
PUBLIÉ LE 20 novembre 2025