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Remaniement ministériel : le Comité de filière petite enfance appelle à la continuité des travaux en cours

Ce matin, le bureau du Comité de filière petite enfance a voté à une très large majorité (18 pour, 1 contre, 1 abstention) un communiqué pour que la petite enfance ne soit pas la grande oubliée du remaniement ministériel. Et appelle, celui au celle qui en aura la charge, à la continuité quant aux actions engagées. 


Les acteurs de la petite enfance se sentent bien seuls depuis le remaniement ministériel du 11 janvier. Si une ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités (Catherine Vautrin) a été nommée, pour l’heure, on ne connaît pas encore la personne qui sera en charge de la petite enfance. Et pourtant, urgence il y a. Les chantiers en cours sont nombreux et d’importance ! C’est pour cette raison que le Comité de filière petite enfance a pris la plume. Dans un communiqué publié aujourd’hui, il commence par féliciter Catherine Vautrin quant à sa nomination, puis en quelques lignes indique la composition du comité et son ambition : relancer l’attractivité des métiers et lutter contre la pénurie de professionnels. Et les actions menées en 2023.


2023 : SPPE, qualité d’accueil…

« Le président de la République a fait de l’accès à une solution d’accueil de qualité, pour tous les enfants avant leur entrée à l’école maternelle, un engagement de campagne », rappelle le Comité de filière avant de brièvement mentionner tout ce qui a été entrepris en ce sens en 2023, une année pour le moins riche côté petite enfance. A savoir : le fameux article 17 de la loi sur le plein emploi (ex article 10 du PLPE) qui pose les bases de la gouvernance du service public de la petite enfance, instituant les communes, autorités organisatrices ; l’article 18 (ex article 10 bis) sur les autorisations d’ouverture et le renforcement des contrôles ; le plan d’urgence pour la qualité d’accueil qui prévoit notamment des revalorisations salariales que l’Etat s’est engagé à soutenir ; le plan pour l’accueil individuel qui reprend la plupart des propositions votées par le Comité de filière (lutte contre les impayés, réflexions à mener sur le statut des assistantes maternelles et sur leur rémunération…)

« A l’aube de cette nouvelle année, il est primordial de poursuivre les travaux menés et de permettre la concrétisation dans les faits des annonces et des avancées déjà acquises par les textes », insiste le Comité de filière, avant de citer les grands chantiers de l’année 2024.


2024 : revalorisations salariales, formation, observatoire de la qualité de vie et des conditions de travail…

L’année 2024 s’annonce pour le moins dense et charnière, des dossiers importants sont sur le feu que le Comité de filière liste dans son communiqué à l’attention du gouvernement. Les revalorisations salariales d’abord, essentielles pour renforcer l’attractivité du secteur. « (…) il est urgent de connaître précisément les conditions et modalités de l’accompagnement financier apporté par l’Etat en contre partie des revalorisations salariales. La revalorisation des agents de la fonction publique territoriale est également une priorité à engager sans délai », souligne le Comité de filière. Puis, il aborde le sujet de la formation urgentissime de nouveaux professionnels de la petite enfance qui nécessite « la mobilisation des régions et des départements » ou encore « les décrets mettant en œuvre la révision de l’autorisation et du contrôle des établissements d’accueil du jeune enfant » et l’installation d’un observatoire de la qualité de vie et des conditions de travail des professionnels de la petite enfance. Enfin, il évoque les trois missions en cours relatives aux référentiels nationaux de pratiques professionnelles, au financement des micro-crèches, et au système national de signalement des faits de maltraitance. 


La continuité est de mise

Inquiet que la dynamique impulsée ces dernières années ne soit rompue, le Comité de filière « appelle la Ministre à s’inscrire dans la continuité des travaux conduits précédemment et des chantiers en cours afin de maintenir la motivation et l’engagement de l’ensemble des partenaires qui s’investissent pour améliorer la qualité d’accueil et mettre en œuvre un service public de la petite enfance, garantissant aux familles le respect du libre choix de son mode d’accueil, partout sur le territoire ». « Le CFPE se tient à la disposition de l’interlocuteur dédié qui sera nommé pour suivre ces réformes majeures pour la politique d’accueil du jeune enfant », conclut-il.


Voir le communiqué du 18 janvier du Comité de filière petite enfance (à retrouver en bas de la page, dans la section Actualités et résultats des travaux)

CF

PUBLIÉ LE 18 janvier 2024

MIS À JOUR LE 11 juin 2024

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