Revalorisation des salaires : 8 acteurs du secteur expriment leur inquiétude
Ils sont 8 gestionnaires privés associatifs et privés du secteur marchand (ANEM, FÉDÉSAP, FEHAP, Mutualité Française, HÉXOPÉE, FFEC, FNAPPE, USB) à avoir signé un communiqué commun dans lequel ils demandent, entre autres, que l’Etat soutienne 100% des revalorisations salariales et non pas 2/3 comme annoncé.
Ils sont mécontents et le font savoir ! L’ANEM, la FÉDÉSAP, la FEHAP, la Mutualité Française, HÉXOPÉE, la FFEC, la FNAPPE et USB-Domicile, bref des acteurs qui comptent dans le milieu de petite enfance, viennent de rendre public un communiqué rageur.
Le premier motif de leur insatisfaction ? Le fait que l’Etat ne prenne pas intégralement à sa charge les revalorisations salariales. « Malgré nos demandes d’un engagement financier à 100% de l’Etat, ces revalorisations ne seront financées qu’aux deux tiers par ce dernier. Qui pourra financer le tiers restant ? Certainement pas les crèches, la plupart étant déjà dans une situation de grandes difficultés financières. Pour le second financeur que sont les communes : le poids sera bien trop important pour nombre d’entre elles », dénoncent ainsi les signataires.
Mais ce n’est pas tout. Le deuxième objet de leur courroux : une inégalité de traitement entre les différentes organisations parties-prenantes. « La mise en place d’un système à deux vitesses n’est acceptable ni pour nos organisations, ni pour nos professionnels, en ce qu’il privilégie certains acteurs de la Petite Enfance, qui bénéficieront dès le 1er janvier 2024 des financements, au détriment d’autres », peut-on lire dans le communiqué. Concrètement, ils n’apprécient donc pas le fait que les crèches associatives dépendant de la CCN Alisfa puissent bénéficier dès le 1er janvier 2024 du soutien financier de l’Etat pour augmenter les rémunérations de leurs salariés. « Les structures de certaines branches ne seront pas éligibles aux financements versés dès le 1er janvier 2024 alors même qu’elles ont déjà signé des accords de branche qui concourent aux objectifs de revalorisation fixés par le Ministre », regrettent les signataires. Et poursuivent : « D’autres branches devront, par ailleurs, signer un accord de convergence avant de négocier un accord au sein même de leur branche pour que leurs structures obtiennent ces financements. »
Enfin, ils ne manquent pas de critiquer la façon dont les annonces sur le volet qualité d’accueil ont été faites, à savoir dans la presse. Une « absence de considération des membres du comité filière petite enfance » donc, selon eux, qui n’ont pas eu la primeur des annonces.
« Nos organisations demandent d’une part à ce que l’Etat prenne en charge 100% de cette revalorisation et non les deux tiers, et d’autre part à ce qu’un travail entre nos organisations soit mis en place pour définir la convention la mieux disante par emploi », concluent-ils leur communiqué.
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Télécharger ci-dessous le communiqué commun
Communiqué de presse interfédérations
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/sites/default/files/communiquee_de_presse_interfeedeerations_1.pdf
CF
PUBLIÉ LE 07 juillet 2023
MIS À JOUR LE 14 juillet 2023