Aide sociale à l’enfance : violences, épuisement et perte de sens, un secteur en grande souffrance
11 septembre 2025« On fait face à des arrêts tous les jours », confie une cheffe de service : les professionnels de l’ASE décrivent une réalité marquée par des violences répétées, une surcharge constante et un profond épuisement.
Un rapport parlementaire paru en avril, confirme une dégradation continue des conditions de travail, avec 21 millions de journées d’absence, signe d’une souffrance généralisée. Des chercheurs pointent un niveau très élevé de troubles mentaux : 20 à 30 % du personnel présenterait un stress post-traumatique (2023-2024), bien au-dessus de la population générale.
Le mal-être est nourri par la « perte de sens », l’impossibilité d’agir correctement faute de moyens, et l’augmentation d’enfants aux traumatismes complexes. Manque de formation continue, d’outillage et de reconnaissance : le secteur perd en attractivité, familles d’accueil et éducateurs quittent le métier ou multiplient les arrêts. Une étude récente de l’Ufnafaam a d’ailleurs a alerté sur le mal être des assistants familiaux.