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Crèches privées : un modèle économique à bout de souffle

20 juin 2025

Ce 19 juin Babilou présentait son plan stratégique à horizon 2028, quelques jours seulement après la publication du rapport explosif de l’IGAS sur La Maison Bleue. Les grands groupes de crèches privées en France (Babilou, People & Baby, La Maison Bleue, Grandir) traversent une crise économique majeure, marquée par : le gel des subventions publiques (PSU), la hausse des coûts (salaires, inflation, loyers) et le poids écrasant de la dette. « En France, aujourd’hui, les opérateurs de crèches ne peuvent pas gagner d’argent. C’est le seul pays où nous sommes déficitaires de l’ordre de 2-3 % », déclarait Christophe Fond lors de la conférence de presse. Selon Claire Laot, directrice générale de La Maison Bleue, l’année 2022 a marqué un tournant décisif pour le secteur des crèches privées. Trois événements ont particulièrement fragilisé les acteurs : la guerre en Ukraine, l’inflation galopante, et le drame du meurtre d’une fillette dans une crèche, qui a ébranlé la confiance du public. Des chocs qui ont provoqué une dégradation durable des performances opérationnelles, déjà affaiblies par une forte dette de 300 millions d’euros. People & Baby est également très endetté. Le groupe a connu de multiples scandale, a connu une crise de gouvernance en 2024 et est entré en procédure de sauvegarde accélérée en 2024. Quant à Grandir (LPCR), l’heure est au gel de certaines embauches.

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