Echanges entre militants CGT et Aurore Bergé à Dijon
11 décembre 2023Interpellées par des militants CGT qui les attendaient devant la crèche Tarnier qu’elles visitaient à Dijon le 8 décembre dernier, Aurore Bergé, ministre des Solidarités et des Familles, et Fadila Khattabi, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées ont pu échanger quelques minutes de façon « ferme mais courtoise » avec les syndicalistes de la CGT. Propos que rapporte cet article. A leurs revendications, suivant le mot d’ordre du collectif Pas de bébés à la consigne, la ministre a souligné les moyens engagés pour la petite enfance, la création du SPPE « avec six milliards d’euros sur 2023-2027 notamment pour la revalorisation des professionnels ». Et la ministre d’ajouter « à partir de janvier 2024, on va mettre 200 millions d’euros alors que l’État n’emploie lui-même aucun professionnel de la petite enfance. On n’emploie personne mais on met de l’argent sur la table. » Aurore Bergé a ensuite tendu la perche aux militants : « J’ai conditionné la revalorisation des professionnels au fait que, un, tous les professionnels soient sous convention collective au sein du service public de la petite enfance – ce n’est pas le cas aujourd’hui –, donc je vous invite à vous battre là-dessus pour que tous soient dans les conventions collectives, deux, en demandant la reprise de l’ancienneté professionnelle, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, que la formation soit plus importante et plus de journées pédagogiques. C’étaient les demandes de tous les professionnels de la petite enfance que j’ai reçus ». Avant d’oser une pique plus ciblée : « J’ajoute, puisque vous représentez la CGT, que sur la question des professionnels en général, du lien, du soin et de l’accompagnement, aujourd’hui, le seul syndicat qui a refusé de signer un accord qui permet la revalorisation des bas salaires, c’est la CGT ! », a regretté Aurore Bergé. Mais, pour la CGT, 400 millions d’euros pour les travailleurs sociaux n’étaient pas suffisants.