Étude : la crèche est le mode d’accueil qui prévient le mieux les difficultés émotionnelles
30 septembre 2024Maria Melchior épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm détaille dans cet article les résultats de ses travaux sur l’impact des crèches collectives sur le développement de l’enfant. Il s’agit d’« une méta-analyse à partir de six cohortes d’enfants dans cinq pays européens (Grande-Bretagne, Espagne, Danemark, Pays-Bas et France), ce qui nous a permis de tester la relation entre les modes de garde des jeunes enfants et leurs symptômes internalisés et externalisés à mesure qu’ils grandissent », explique-t-elle. Quels sont les résultats ? « Nos analyses montrent que les enfants qui ont fréquenté une crèche entre l’âge de 0 et 4 ans présentaient par la suite des niveaux de difficultés émotionnelles moins importants que ceux qui étaient exclusivement gardés par leurs parents.» En revanche, la chercheuse note que la fréquentation d’un service de garde par un proche « était associée à des niveaux plus élevés de difficultés émotionnelles et de comportement entre les âges de 7-9 ans et de 10-13 ans. ». Néanmoins, Maria Melchior note que ces bénéfices ne permettent pas de compenser « les inégalités socio-économiques en matière de développement cognitif et émotionnel qui apparaissent tôt dans la vie.»