Haut-commissariat à l’Enfance : leurre ou opportunité ?
30 décembre 2024Confirmée par un tweet d’Emmanuel Macron le 28 janvier dernier, la création d’un haut-commissariat à l’Enfance pose question. Entrevue rappelle que « ce type d’entité administrative, peu fréquent sous la Ve République, présente la particularité de dépendre directement des services du Premier ministre, tout en étant distinct du gouvernement ». Le haut-commissaire aurait pour mission de définir et de coordonner un plan d’action transversal, en lien avec les ministères concernés (Familles, Santé, Éducation, Justice, etc.) pour obtenir une vision globale des problématiques enfantines. L’article rapporte que selon plusieurs sources dont le cabinet de la ministre Catherine Vautrin et les associations de protection de l’enfance, « la création de ce haut-commissariat offrirait une stabilité institutionnelle bienvenue », et permettrait de pérenniser l’action publique. Mais plusieurs ONG et acteurs de la société civile s’interrogent sur « la portée réelle de ce dispositif » et craignent qu’ « un haut-commissariat ne soit qu’une « mesure cosmétique » dépourvue d’influence politique et de moyens financiers suffisants », qui faute de ministère dédié pour porter et arbitrer les dossiers relatifs à l’enfance, risque de réduire la visibilité politique de ce sujet.