Le combat de Sophie contre People & baby n’est pas terminé
03 février 2026Basta consacre un portrait à Sophie, éducatrice de jeunes enfants et représentante syndicale de la CNT-Petite Enfance engagée depuis seize ans dans une lutte judiciaire contre People & baby. Avec ses collègues, elle espère faire reconnaitre des faits de discrimination et répression syndicale qui avaient mené à cinq mises à pied et quatre licenciements, après un conflit social dans une crèche du groupe dans le 13earrondissement de Paris en 2010.
L’affaire était passée aux prud’hommes en 2017, puis en cour de cassation en 2023 après un revers en appel en 2021. En 2023, la Cour de cassation a bien reconnu la répression syndicale mais a donné raison à l’entreprise sur « le licenciement pour abus de grève d’une des salariées ». Mais People & baby a renvoyé l’affaire devant les tribunaux pour « rejouer le match » en saisissant la Cour d’appel de renvoi qui doit se prononcer ce mardi 3 février. « C’est de l’acharnement, dénonce Sophie. J’ai parfois le sentiment d’être la dernière coureuse d’un marathon beaucoup trop long… ». Car derrière ce marathon judiciaire, il y a évidemment une question d’argent. En 2023, la Cour de cassation avait demandé à People & baby de reverser les 45 000 d’indemnités perçues puis remboursées par Sophie. Mais « un plan de sauvegarde de la société ayant depuis été activé, People & baby n’a, pour l’heure, pas restitué l’intégralité de la somme ». A suivre…