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Paris : 52 animateurs périscolaires suspendus pour des faits à caractère sexuel en trois ans

14 novembre 2025

Depuis 2023, la Ville de Paris a suspendu 52 animateurs périscolaires après des signalements pour des faits à caractère sexuel dans les écoles et centres de loisirs. Pour 2025 seulement, 16 suspensions ont déjà été prononcées sur 30 au total, la mairie parlant d’« un chiffre stable » par rapport à 2023 et 2024. Chaque signalement est transmis au procureur et l’animateur est suspendu le temps des enquêtes administrative et pénale, mais Paris dit ne pas toujours savoir combien de poursuites aboutissent. Deux affaires récentes ont marqué les esprits : un animateur de maternelle renvoyé devant le tribunal pour agressions sexuelles sur cinq mineurs et un autre, décédé, retrouvé avec des images pédopornographiques alors qu’il avait déjà fait l’objet d’une plainte dix ans plus tôt. Face à ces « loupés », la Ville adopte un nouveau plan : désormais, en cas de signalement pour agression sexuelle ou maltraitance, la suspension sera définitive. Cette politique inquiète certains professionnels, comme ce directeur périscolaire qui redoute que des vies soient brisées et s’inquiète de la baisse de l’attractivité de ces métiers. « Comment faire fuir les futurs candidats alors qu’il manque déjà plus de 1 000 animateurs à Paris ? »

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