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Québec : Les chercheurs réclament des mesures pour protéger les enfants des écrans 

24 septembre 2024

Une tribune de Linda S. Pagani, psychologue et chercheuse au sein du réputé  CHU Sainte Justine de l’Université de Montréal, alerte sur la présence et l’impact des écrans dans le quotidien des bébés et jeunes enfants de 5 ans et moins. Avec une poignée de cosignataires chercheurs et professeurs, elle rebondit à la parution d’un rapport “lanceur d’alerte” de l’Observatoire des tout petits à ce sujet. Et rappelle qu’une trop grande exposition présente des risques réels sur le plan cognitif, langagier, socio-affectif, visuel et neurologique, qui ne feront que s’accroître en grandissant. Linda S. Pagani insiste sur le fait que la période de 0 à 5 ans est particulièrement critique “parce que la croissance intra-utérine ne permet pas d’avoir un cerveau complètement développé à la naissance”. De fait, de la naissance à 7 ans environ, des connexions profondes entre les cellules et les structures du cerveau se construisent. Alors qu’au Québec, il n’est pas rare de trouver des écrans en classe ou en service de garde scolaire, à la garderie ou à la maison, la chercheuse met en garde : “En plus d’accaparer l’attention des adultes responsables d’assurer leur bien-être, les écrans en viennent souvent à prendre la place d’activités et d’interactions qui seraient davantage favorables à l’épanouissement des tout-petits”. Et rappelle que la petite enfance doit “bénéficier d’une approche humaine, avec un minimum de technoférence”. Pour cela, elle recommande de sensibiliser et former les agents et leurs familles et de soutenir la recherche qui s’intéresse particulièrement à ces questions…

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