Québec : une étude valorise les bénéfices du congé parental de plus de cinq mois
08 avril 2024Cet article s’intéresse à l’étude du Professeur Gabrielle Garon-Carrier qui met en évidence le lien existant entre la durée du congé de maternité et l’anxiété de séparation des tout-petits, valorisée l’an dernier par le magazine Québec Science. « Quand un enfant commence à fréquenter les milieux de garde à quatre mois, ce n’est pas toujours par choix et par bonheur, il y a des réalités qui obligent les parents », souligne-t-elle. Au Québec, le régime de base accorde un congé parental de 32 semaines partageables, dont les 7 premières sont couvertes à 70 % du revenu et les 25 suivantes à 55 %. Un système parfois précaire pour les familles qui pousse les mères à retourner sur le marché du travail avant la fin de leur congé. Mais l’étude, menée par Gabrielle Garon-Carrier, révèle que les enfants dont les mères prolongent leur congé au-delà de cinq mois montrent un niveau d’anxiété de séparation moins élevé durant la petite enfance que ceux dont les mères retournent au travail dans les premiers mois de naissance, même lorsque la famille est en tension financière, explique l’article. Par cette étude, le professeur espère peser sur l’ajustement des politiques familiales : elle estime que la couverture salariale qui diminue dans le temps n’est pas idéale. Elle envisage de poursuivre ses recherches sur les effets du congé parental sur le développement cognitif, langagier et les comportements de l’enfant.