Relance de la natalité : une tribune où il est question des modes d’accueil et des congés parentaux
19 janvier 2024La natalité est en berne en France. Pour la relancer, Emmanuel Macron a annoncé entre autres, mardi dernier lors de sa conférence de presse, la création d’un congé de naissance. Pour Pascale Morinière, présidente de la Confédération nationale des associations familiales catholiques, auteur de cette tribune : « Les questions de la natalité, des modes de garde et des congés parentaux sont intimement liées : elles doivent être traitées en lien les unes avec les autres tout en écoutant les besoins des jeunes foyers. » En ce sens, elle cite les résultats d’un sondage de l’Ifop en juillet 2023 pour les Associations familiales catholiques (AFC), selon lesquels « ce sont les moyens de garde — trop chers ou inexistants — ainsi que les problèmes d’emploi et de ressources financières qui sont les causes principales de cette baisse de la natalité. » Concernant les congés parentaux que préconisent les AFC ? A l’instar de l’Unaf, elles sont favorables à un congé raccourci de 6 mois à 1 an mais mieux indemnisé (75% du salaire). Pour les pères et mères qui voudraient bénéficier d’un temps plus long (jusqu’aux 2 ans ou aux 3 ans de l’enfant), elles plaident pour une rémunération de 1 100 euros par mois. « Les parents auraient ainsi la possibilité de mettre plus facilement au monde le nombre d’enfants qu’ils souhaitent, assure Pascale Morinière. Ils pourraient être auprès d’eux le temps qui leur convient. Les modes de garde seraient désengorgés au bénéfice des familles qui ne souhaitent pas s’arrêter. Et le surcoût serait moindre que de créer 200 000 très hypothétiques places de crèche supplémentaires d’ici 2030, comme annoncé par Élisabeth Borne le 1er juin dernier ».