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Une assistante maternelle souligne les difficultés de son métier

07 mars 2024

A Broglie, dans l’Eure, le journal local est allé à la rencontre de Sabine Perier-Piffeteau, assistante maternelle depuis 10 ans. En septembre prochain, elle ouvrira une MAM avec l’une de ses consœurs, afin d’améliorer ses conditions de travail, et éviter la solitude. « Je pense que le plus gros point qui expliquerait que certaines abandonnent le métier est la solitude, explique Sabine. Hormis nos employeurs, les parents, nous ne voyons personne. Outre le fait que cela nécessite un investissement pour aménager sa maison, ce travail impacte notre vie personnelle ». En évoquant sa rémunération, l’assistante maternelle rappelle qu’elle est contrainte de travailler un grand nombre d’heures pour obtenir un salaire correct, tout en respectant le taux horaire plafonné par la Caf afin que les familles puissent toucher le Cmg. Pour Sabine, le manque d’assistantes maternelles est dû à l’impact de leur vie professionnelle sur leur vie personnelle, à l’image désuète de ce métier, qui n’est toujours pas considéré comme un « vrai métier ». Mais également au peu d’évolution des missions de l’assistante maternelle au fil de sa carrière. « Nous pouvons seulement travailler sur des méthodes différentes de développement de l’enfant », admet-elle. 

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