Le Conseil scientifique souhaite évaluer le port du masque chez les plus petits

Le dernier avis du Conseil scientifique consacre plusieurs paragraphes à l’impact du covid chez les enfants et à la rentrée scolaire. Voici quelques points abordés.

Le masque en question
Le Conseil scientifique craint que la santé mentale des enfants et des adolescents soit impactée sur le long terme compte tenu  de la durée prolongée de la pandémie, et des périodes de poussées épidémiques. Il lui semble important « que le port du masque préconisé chez les plus petits fasse l’objet d’une évaluation et d’un suivi pour évaluer son impact possible sur l’apprentissage par rapport à son bénéfice potentiel mal évalué sur la transmission à l’école. »

Risque viral élevé à la rentrée  

Le conseil scientifique  « regrette l'abandon du dépistage (dépistage généralisé ou mieux dépistage réactif de la classe lors d’un cas détecté) qui pourrait être un complément extrêmement utile au maintien de l'ouverture des classes, notamment dans le primaire. » Précisant que cette classe d’âge n’est pas vaccinée et que le risque de circulation virale est élevé lors de cette rentrée et notant au passage qu’appliquer la règle consistant à fermer des classes dès le 1er cas « pourrait rendre la réouverture du primaire très complexe, notamment en cas de fermeture itérative d’une même classe. » Des expérimentations poursuit-il ont été réalisées dans le primaire en région Auvergne Rhône-Alpes. Elles ont montré qu'un taux d'adhésion de 50% sur l’ensemble du 3e trimestre scolaire était possible avec des tests PCR réalisés sur prélèvements salivaires hebdomadaires faits à domicile ou sur site. Par ailleurs précise le Conseil scientifique, « les études de modélisation suggèrent qu'une adhésion de 50% de la population scolaire à un dépistage bihebdomadaire permettrait de garder les classes ouvertes si les enfants trouvés infectés sont renvoyés à leur domicile. »

Vaccins des plus petits : pas pour tout de suite
Le Conseil scientifique note que la très forte progression de la vaccination des 12-17 ans est un succès qu'il faut encourager. En revanche, les données sur l'efficacité et l'innocuité de la vaccination chez les moins de 12 ans ne seront pas rendues publiques avant novembre ou décembre 2021, retardant d'autant le moment où les vaccins seront disponibles pour cette population.

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Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 02 septembre 2021
Mis à jour le 26 février 2022