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« Repérer, accueillir la parole et transmettre » : Sarah El Haïry publie un guide pour mieux repérer les violences faites aux enfants

Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a annoncé le 15 octobre la publication du guide « Détection des violences et recueil de la parole de l’enfant victime ». Destiné aux professionnels qui accompagnent les enfants, notamment dans la petite enfance, il propose des repères pour identifier les situations préoccupantes, accueillir les paroles et passer le relais aux bon interlocuteurs.

À la crèche, à l’école, dans un cabinet médical ou une association, les professionnels peuvent sont en première ligne pour percevoir des signes de violence ou recueillir la parole d’un enfant. Comment réagir ? Jusqu’où aller dans l’échange ? À qui transmettre ses inquiétudes ? C’est pour leur donner des repères que paraît le guide « Détection des violences et recueil de la parole de l’enfant victime », élaboré en coordination avec des associations spécialistes de la protection des enfants, des professionnels et la Haute Autorité de santé (HAS).

Le document s’ouvre sur trois éditoriaux signés par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, et Lionel Collet, président de la HAS.

Repérer, accueillir et transmettre sans mener l’enquête

Le guide propose des repères pour chaque étape : identifier les signes de violence, accueillir la parole de l’enfant sans chercher à enquêter, consigner les éléments avec rigueur et les transmettre aux interlocuteurs compétents. « Leur responsabilité n’est pas de mener l’enquête ni d’apporter la preuve des violences : elle est de repérer, d’accueillir la parole quand elle se libère et de transmettre aux professionnels compétents », souligne Sarah El Haïry dans un communiqué. Elle insiste : « Le doute ne doit jamais mener à l’inaction. Attendre d’être certain, c’est prendre le risque de laisser un enfant en danger. »

L’objectif est aussi de mieux relier les différents intervenants : ceux qui repèrent une situation préoccupante et ceux qui assurent ensuite la protection, la prise en charge et le recueil spécialisé de la parole. « La protection d’un enfant ne peut pas dépendre de la chance de rencontrer le bon adulte au bon moment. Elle doit reposer sur une chaîne de protection solide, connue de tous, dans laquelle chacun sait comment agir et à qui passer le relais », poursuit la Haute-commissaire.

Deux parties pour comprendre le parcours de protection

Le guide est organisé en deux grandes parties. La première porte sur le repérage des violences faites aux enfants : elle présente leurs différentes formes, les besoins fondamentaux de l’enfant, les signes d’alerte, l’accueil des confidences spontanées et les démarches à entreprendre face à une situation de danger. La seconde est consacrée au recueil de la parole de l’enfant victime par des professionnels formés. Elle détaille les méthodes, les dispositifs et les conditions de réalisation.

Une sensibilisation qui doit être renforcé par la formation

En complément, le communiqué annonce l’accès à un module de sensibilisation gratuit en ligne pour les professionnels et bénévoles au contact des enfants. « Si les professionnels exerçant auprès des enfants se sentent responsables de leur sécurité, de leur santé, de leur développement et de leur bien-être, trop peu sont encore suffisamment outillés pour repérer le danger et accueillir la parole », relève Stéphanie Rist. La ministre précise la portée de cette publication : « Ce guide est un outil de sensibilisation qui doit être renforcé par la formation accessible à l’ensemble des professionnels. C’est notre engagement. »

Voir le guide

Candice Satara

PUBLIÉ LE 16 octobre 2026

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