Pratiques professionnelles
De par leur formation initiale, les professionnels de la petite enfance ont acquis des connaissances et compétences, qu’ils mettent en pratique au quotidien. Leur expérience de terrain, les différentes formations qu’ils suivent tout au long de leur carrière viennent enrichir leurs pratiques, la faire évoluer afin d’accompagner au mieux les tout-petits dans leur développement et de soutenir les familles dans leur parentalité. Réfléchir à sa pratique, la repenser, l’ajuster le cas échéant dans un souci d’amélioration de la qualité d’accueil, est l’objectif des séances d’analyse de la pratique rendues obligatoires pour les EAJE par le décret du 30 août 2021. Il prévoit ainsi six heures minimum par an en dehors de la présence des enfants. Du côté des assistantes maternelles, point d’obligation, mais le décret 30 décembre 2022 dit « expérimentations » prévoit la possibilité pour elles de bénéficier de 6 heures d’analyse de la pratique par an. Autre point majeur lorsque l’on évoque les pratiques professionnelles : le référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant terminé en 2025. Si l’idée n’est pas de freiner la créativité des professionnels, pour Nicole Bohic qui a piloté la mission qualité, il « constitue un socle de base, une compréhension commune et partagée de l’accueil du jeune enfant, de la qualité minimale de l’accueil du jeune enfant. Cela permet d’avoir des repères communs ». Bref, il va encourager à la réflexivité et potentiellement impacter les pratiques professionnelles.