La Branche du service à la personne et des crèches privées se dote d’un régime de prévoyance pour tous
La Fédésap et la FFEC ont annoncé, dans un communiqué commun publié le 7 janvier 2026, la mise en place d’un régime de prévoyance obligatoire pour tous les salariés de la Branche des entreprises de services à la personne et crèches privées.
A partir du 1er mai 2026, tous les salariés de la Branche des entreprises de Services à la personne et crèches privées, y compris le personnel « non-cadre », bénéficieront désormais d’un régime de prévoyance obligatoire, leur offrant une couverture en cas de décès et d’invalidité (Capital décès – IAD/ Double effet, frais d’obsèques, rente éducation, invalidité).
Très concrètement les entreprises de crèches et Services à la personne restent libres de continuer à travailler avec leur propre assureur tant qu’a minima les garanties prévues par la convention collectives sont respectées. Mais deux assureurs leur sont recommandés (Klesia et AG2R La Mondiale).
Un consensus qui relance le dialogue
Notons qu’auparavant, cette prévoyance n’était obligatoire que pour les cadres. C’est donc une belle avancée, obtenue par un consensus historique, alors que le dialogue social était rompu depuis plusieurs mois, après quatre années d’âpres discussions et de vives tensions entre les différents syndicats du secteur. Ce nouvel accord a été signé à l’unanimité par les organisations syndicales de salariés (CFDT, CFTC, CGT, FO), avec la Fédésap et la FFEC.
Un levier d’attractivité pour le secteur
Pour les partenaires sociaux, la mise en place de ce nouveau régime est un levier d’attractivité pour les professionnels de la Branche – plus d’un million de salariés pour les entreprises du service à la personne – à qui il pourra offrir « un cadre de protection sociale équilibrée », un parcours professionnel plus stable, et une reconnaissance plus concrète de leurs métiers. « C’est le rattrapage d’un retard, se réjouit Elsa Hervy, déléguée générale de la FFEC. C’était la dernière convention collective du secteur à ne pas avoir de régime de prévoyance ». La FFEC souhaite que ces travaux puissent continuer, « afin que l’on puisse signer d’autres accords au bénéfice des salariés de la Branche, pour l’attractivité du secteur ».
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 08 janvier 2026