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Vaccins avec aluminium : une vaste étude confirme leur sécurité chez l’enfant

Une grande revue scientifique publiée dans le BMJ conclut qu’il n’existe pas de lien direct entre les vaccins avec adjuvant à base d’aluminium et des maladies graves ou chroniques comme l’autisme, l’asthme ou le diabète de type 1. Les chercheurs confirment que ces vaccins restent sûrs et utiles pour protéger les enfants contre plusieurs infections.

Certains vaccins contiennent de petites quantités de sels d’aluminium. Leur rôle est d’aider le système immunitaire à mieux réagir au vaccin et à prolonger la protection. Cet adjuvant est utilisé dans plusieurs vaccins pédiatriques contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, le papillomavirus ou encore certaines méningites. Malgré leur longue utilisation et leur surveillance régulière, des inquiétudes persistent  concernant leurs effets à long terme.

Une analyse de 59 études scientifiques

Pour répondre à ces interrogations, les chercheurs ont passé en revue les études publiées jusqu’en novembre 2025. Ils ont retenu 59 travaux scientifiques portant sur les effets possibles des vaccins contenant de l’aluminium. Les scientifiques ont analysé différents problèmes de santé signalés après vaccination, notamment :

  • l’autisme
  • l’asthme
  • le diabète de type 1
  • les douleurs musculaires
  • certaines réactions cutanées au point d’injection

Pas de lien avec les maladies graves

Les résultats sont clairs : les grands travaux de suivi de population et les essais cliniques, ne montrent aucune association entre les vaccins contenant de l’aluminium et des maladies graves ou durables. Les chercheurs n’ont trouvé aucun élément crédible reliant ces vaccins à l’autisme, le diabète de type 1, l’asthme ou des douleurs musculaires chroniques. Quelques petites études évoquaient une maladie musculaire rare appelée myofasciite à macrophages. Mais ces travaux ont été jugés peu fiables en raison de biais importants et d’effectifs trop faibles.

Des réactions locales parfois observées

Les effets secondaires les plus fréquemment observés étaient des petits nodules ou réactions cutanées au point d’injection. Les auteurs précisent qu’elles restent rares, localisées et disparaissent généralement avec le temps.

Selon les chercheurs, les données actuelles soutiennent le maintien des vaccins contenant de l’aluminium dans les programmes de vaccination. Une bonne nouvelle pour les professionnels de la petite enfance confrontés à l’inquiétude des familles. Cette étude rappelle aussi que les vaccins restent l’un des moyens les plus efficaces pour protéger les jeunes enfants contre des maladies pouvant être graves.

Source  : https://doi.org/10.1136/bmj-2025-088921

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 08 mai 2026

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