Lundi de Pentecôte : quelles règles pour les assistantes maternelles et les auxiliaires parentales ?
Chaque année, le lundi de Pentecôte continue de susciter des interrogations chez les assistantes maternelles, les gardes d’enfants, les parents employeurs… Le point sur un sujet encore confus pour certains.
Créée en 2004 après la canicule meurtrière de l’été 2003, la journée de solidarité finance des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Pour un salarié à temps plein, elle correspond à 7 heures de travail supplémentaires non rémunérées. La loi ne fixe pas obligatoirement le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité, mais cette date reste la plus fréquemment retenue. En 2026, elle tombe le lundi 25 mai.
Les assistantes maternelles sont-elles concernées ?
Contrairement aux salariés relevant du Code du travail classique, les assistantes maternelles employées par des particuliers dépendent du Code de l’action sociale et des familles. Les dispositions relatives à la journée de solidarité ne leur sont donc pas appliquées de la même manière. Sandra Onyszko, porte-parole de l’UFNAFAAM, rappelle que cette différence tient surtout au mode de financement du dispositif : « La journée de solidarité est financée par les cotisations patronales reversées par les employeurs à l’État. Or, pour les assistantes maternelles employées par des particuliers, les parents employeurs ne versent pas directement ce type de cotisations. C’est ce qui a conduit la Direction générale du travail à considérer qu’elles n’étaient pas concernées par cette journée. » Pajemploi ne prévoit donc aucun mécanisme permettant de reverser une éventuelle contribution liée à une journée de solidarité effectuée par une assistante maternelle. « Elles ne sont pas oubliées : elles ne sont simplement pas concernées par ce dispositif », résume Sandra Onyszko.
Pour les assistantes maternelles, le lundi de Pentecôte reste donc un jour férié ordinaire, comme les autres jours fériés prévus par la convention collective applicable à la profession. Si l’assistante maternelle travaille ce jour-là, les heures d’accueil sont rémunérées avec une majoration minimale de 10 %. Il reste toutefois conseillé d’échanger dès la signature du contrat de travail afin de clarifier le fonctionnement des jours fériés.
Le cas particulier des assistantes maternelles en crèche familiale
Les assistantes maternelles employées par une crèche familiale relèvent en revanche d’un employeur public ou privé classique. À ce titre, la journée de solidarité peut leur être applicable, selon les règles prévues par leur employeur et leur statut.
Les auxiliaires parentales, des salariées comme les autres
La situation est différente pour les auxiliaires parentales — les gardes d’enfants à domicile — qui relèvent, elles, pleinement du Code du travail. Dans leur cas, le parent-employeur verse bien la Contribution Solidarité Autonomie (CSA) de 0,3 % via Pajemploi ou le CESU. La journée de solidarité s’applique donc normalement. Pour ces salariées, la journée de solidarité peut prendre la forme d’une journée travaillée non rémunérée, sauf dispositions contraires prévues dans le contrat de travail ou un accord spécifique.
Candice Satara
PUBLIÉ LE 11 mai 2026