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Clôture par Elisabeth Laithier, rapporteure générale de la concertation sur le SPPE et présidente du Comité de filière petite enfance

Elisabeth Laithier nous a fait l’honneur de sa présence. Elle a dû conclure la journée avant la fin de la 3e table ronde, pour ne pas manquer son train. Le lendemain, elle s’envolait en effet pour La Réunion, dans le cadre de la concertation territoriale sur le service public de la petite enfance. Une conclusion menée tambour battant mais où l’essentiel fut dit. Un message porteur d’espoir et optimiste, terme qu’elle a d’ailleurs plusieurs fois répété.

« Je me réjouis que ce soit la qualité qui ait été choisie pour thème. Pourquoi ? Parce qu’il est vrai que depuis plusieurs années on parle énormément de pénurie de professionnels donc on parle de quantité – il manque en gros 10 000 professionnels auprès des enfants en accueil collectif, quant aux assistantes maternelles, en 2027-2030, la moitié sera partie en retraite (…) – et on pourrait penser, et vous pensez peut-être, qu’on a laissé tomber la qualité », a commencé Élisabeth Laithier. Et a poursuivi : « La qualité est là, elle est là aujourd’hui ! »

Cette qualité, la Rapporteure générale de la concertation sur le SPPE en est témoin lors de ses déplacements sur les territoires. Aussi, « le premier message, c’est un message d’optimisme (…) », a-t-elle partagé. « Mais pas de naïveté. Je ne suis absolument pas naïve. J’ai été élue 25 ans à Nancy à la petite enfance donc je sais largement les embûches, les difficultés, et ce que cela veut dire », a-t-elle précisé.

Dans le sens de la qualité d’accueil, elle a rappelé que le Comité de filière petite enfance travaille actuellement sur l’instauration d’un observatoire de qualité de vie au travail. « Ce sont les professionnels mais je vais vous dire simplement qu’un professionnel maltraité ne peut pas être bien traitant avec les enfants, ce n’est pas possible, donc en fait si l’on veut avoir de la bientraitance au niveau des enfants et un accueil de qualité, il faut bien évidemment agir sur les professionnels », a explicité Élisabeth Laithier.

Puis, elle a abordé le SPPE et la concertation territoriale menée dont l’objectif est d’aller « au-devant des territoires (…), d’aller voir les professionnelles sur leur lieu de travail, dans leur structure, les écouter et échanger avec elles. »

Quant aux ambitions du SPPE, Élisabeth Laithier a indiqué qu’elles sont au nombre de 3 et les a détaillées :

  • pouvoir donner aux familles une information fiable et juste sur tout l’existant, les suivre dans leur demande et d’accompagner les familles pour lesquelles n’a été trouvé aucun mode d’accueil
  • garantir un nombre de solutions d’accueil en nombre suffisant
  • garantir une qualité importante quels que soient les modes d’accueil et quelle que soit leur localisation

Elle a également indiqué les 4 conditions de réussite :

  • résorber la pénurie de professionnels
  • clarifier les compétences des différents acteurs
  • trouver des leviers supplémentaires (financiers, en ingénierie)
  • accompagner les gestionnaires, les professionnels sur une véritable qualité d’accueil équivalente quels que soient les modes d’accueil

Enfin, après avoir cité des exemples d’accueil de qualité dont elle a été témoin lors de son road-trip, elle a terminé en disant : « Jamais, personnellement, je n’opposerai quantité et qualité. D’abord tout simplement parce que si nous n’avons pas le nombre de professionnels suffisants, les professionnels qui sont en place en crèche qu’elle va être leur qualité de travail d’exercice ? Donc quelle sera la qualité de l’accueil ? On ne peut pas opposer quantité et qualité, ce n’est pas possible. Je ne les prioriserai pas non plus. Il faut cheminer de pair, les deux vont ensemble. Et, enfin, je ne sacrifierai jamais et nous ne sacrifierons jamais la qualité au nombre. Je veux vraiment dire un message d’espoir. Il y a tellement de belles choses qui se font en France, dans nos régions, par des professionnels que, oui, ça vaut le coup d’avoir des journées comme celle-là. Parce qu’on réfléchit, parce que je crois qu’on les aide et puis après il faut faire confiance et avancer, savoir où on veut aller. »

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Caroline Feufeu

PUBLIÉ LE 27 mars 2023

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