« Et si nous arrêtions vraiment ? » : le secteur associatif se mobilise et s’inquiète pour son avenir
Fragilisées par les tensions financières et les difficultés de recrutement, les associations de la petite enfance prennent part à la mobilisation nationale portée par l’Uniopss cette semaine. Elles entendent rappeler leur rôle essentiel auprès des familles et réclamer aux pouvoirs publics les moyens de poursuivre leurs missions.
Cette semaine, du 12 au 17 octobre 2026, l’Uniopss invite l’ensemble des acteurs associatifs des secteurs sanitaire, social, médico-social et du lien social – associations, fédérations, réseaux, salariés et bénévoles – à se mobiliser autour d’une campagne de communication nationale et virale « Et si nous arrêtions vraiment ? ». Bien sûr, la Fédération Nationale des Associations pour la Petite Enfance (FNAPPE), est associée au mouvement.
Des acteurs essentiels mais peu visibles
L’objectif ? Interpeller les pouvoirs publics, la population, les acteurs du secteur pour prendre conscience du rôle essentiel des associations dans le secteur sanitaire, social et médico-social, et notamment dans les modes d’accueil du jeune enfant. « Sans nos associations, qui prendrait le relais ? Que deviendraient les 11 978 enfants accueillis dans les crèches, relais petite enfance et lieux d’accueil enfants-parents des associations adhérentes de la FNAPPE ? », interroge la FNAPPE.
Bien sûr, cette mobilisation est l’occasion de les rendre plus visible. Au fil de la semaine, des associations ouvriront leurs portes pour montrer concrètement leurs missions, les difficultés auxquelles elles font face. Des responsables associatifs, des professionnels, des bénévoles pourront témoigner dans plusieurs régions.
Un secteur à bout de souffle
Car depuis de nombreuses années, « les associations sont contraintes de faire toujours plus avec moins ». Le communiqué décrit un secteur non lucratif des solidarités et de la santé à bout de souffle, car les financements sont en baisse, les besoins augmentent, les trésoreries sont sous tension, le recrutement des professionnels est de plus en plus difficile et le turn over des équipes est en hausse…
La semaine dernière encore, onze gestionnaires, fédérations et organisations du secteur non lucratif, représentant les crèches associatives et mutualistes publiaient un communiqué commun, dénonçant l’insuffisance du plan d’urgence de la ministre et réclamant pus de moyens…
Interpeller les pouvoirs publics
Alors à l’approche de nouvelles échéances budgétaires, les organisations mobilisées appellent les pouvoirs publics et candidats à l’élection présidentielle à prendre des engagements permettant de « garantir la continuité et la qualité des missions d’intérêt général qu’elles assurent quotidiennement auprès des personnes les plus fragiles ».
Un temps fort est prévu le 15 octobre, aux côtés du collectif interassociatif constitué avec l’Uniopss, les réseaux associatifs et les partenaires sociaux. Toutes les associations et structures sont invitées à définir et mettre en œuvre les modalités de mobilisation les plus adaptées à leur contexte et à leurs capacités d’action.
Pour en savoir plus et participer : https://etsinousarretionsvraiment.fr/
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 13 octobre 2026