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Étude : trop d’écrans à 2 ans, moins de vocabulaire à 4 ans ?

Une étude américaine récente menée auprès de 306 enfants montre une association entre une forte exposition aux écrans à l’âge de deux ans et un vocabulaire plus faible à quatre ans. Ni la présence d’un parent ni le choix d’un programme éducatif n’ont modifié ce lien.

À deux ans, les parents ont déclaré le temps d’écran des enfants. Deux ans plus tard, le langage des enfants a été évalué à l’aide de tests standardisés. 

Plus d’écrans, un vocabulaire plus faible

Le résultat concerne en particulier le vocabulaire réceptif, c’est-à-dire les mots que l’enfant comprend : plus le temps d’écran déclaré à deux ans était élevé, plus les performances dans ce domaine étaient faibles à quatre ans. Passer beaucoup de temps devant un écran était également associé à de moins bonnes performances dans certaines tâches évaluant les fonctions exécutives.

Le contenu éducatif ne suffit pas à compenser

Les chercheurs ont aussi cherché à savoir si la manière dont les enfants regardaient les écrans pouvait modifier ces résultats. Les enfants qui regardaient davantage de contenus éducatifs obtenaient de meilleurs résultats sur certaines mesures du langage et des fonctions exécutives. De même, ceux regardant des écrans avec un parent présentaient une meilleure mémoire de travail. Point important : ni l’un ni l’autre de ces facteurs n’a modifié l’association entre le temps d’écran à 2 ans et les résultats observés à quatre ans sur le plan du vocabulaire. 

Une étude à interpréter avec prudence

Cette étude ne permet pas d’affirmer que les écrans sont responsables des moins bonnes performances observées en vocabulaire. D’autres facteurs liés à l’environnement familial peuvent entrer en jeu précisent les auteurs. 

En France, les enfants de moins de trois ans ne doivent pas être exposés aux écrans dans les lieux d’accueil du jeune enfant. Cette étude permet aux pros de la petite enfance de rappeler aux parents l’importance de parler, jouer, lire et échanger avec leur enfant plutôt que de le mettre devant un écran.

Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42329718/

Isabelle Hallot

PUBLIÉ LE 24 août 2026

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