Laits infantiles : le SFAE rappelle que leur composition est strictement réglementée
Après la publication d’articles scientifiques anglais à charge contre les laits artificiels pour bébé, le Secteur Français des Aliments de l’Enfance (SFAE) rappelle qu’en France, la composition et la communication autour des laits infantiles sont strictement réglementés, pour soutenir l’allaitement maternel.
D’abord une série d’articles parus dans la revue scientifique The Lancet qui appellent à durcir la réglementation imposée aux fabricants de laits infantiles : ils dénoncent le marketing « prédateur » de ces industriels, risquant de détourner les nouveaux parents de l’allaitement maternel. Puis une étude internationale publiée mercredi dernier dans le British Medical journal qui avance que la grande majorité des arguments de santé vantés par les fabricants de laits artificiels pour bébés ne seraient fondés sur aucune preuve scientifique solide. Les auteurs réclament des contenant neutres pour ne pas induire en erreur les jeunes parents.
« Une commercialisation et communication responsables »
En réaction à ces publications, le Secteur Français des Aliments de l’Enfance (SFAE) indique dans un communiqué, paru le 17 février dernier, que « bien que la France ne soit pas concernée par cette étude (…) les laits infantiles mis sur le marché français sont spécifiquement formulés pour répondre aux besoins nutritionnels des tout-petits et soumis à des règles strictes en matière de composition, de sécurité et de communication. » Les membres du SFAE sont engagés à les respecter assurant « une commercialisation et une communication responsable qui encouragent et protègent l’allaitement maternel » comme le recommande l’OMS.
La réglementation européenne a renforcé la transparence
Dans son communiqué, le SFAE rappelle que « la réglementation européenne interdit l’usage des allégations nutritionnelles et de santé, et plus largement toute communication auprès du grand public, sur les préparations pour nourrissons et encadre fermement celles autorisées sur les autres aliments destinés aux jeunes enfants » et que seules les allégations relatives au développement et à la santé des enfants « dont les preuves sont scientifiquement étayées pour cette cible et qui ont reçu un avis positif de l’EFSA peuvent être utilisées. » Il rappelle que, depuis mars 2021, de nouvelles réglementations européennes sont venues renforcer la transparence et l’évaluation des risques au niveau européen ainsi que l’indépendance des études utilisées par l’Autorité européenne de sécurité de aliments.
Télécharger le communiqué ci-dessous.
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/sites/default/files/cp_sfae_17fev23.pdf
Laurence Yème
PUBLIÉ LE 20 février 2023
MIS À JOUR LE 15 mai 2023