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Les trois annonces « qualité » d’Aurore Bergé au Comité de filière petite enfance

Mardi matin, Aurore Bergé a rencontré pour la première fois le Comité de filière petite enfance. La réunion était centrée sur l’accueil individuel. Néanmoins, la ministre a déroulé les grands axes de sa feuille de route et beaucoup écouté. Elle s’est montrée déterminée et engagée.


La ministre des Solidarités et des Familles, avait souhaité que la réunion  du Comité de filière se déroule en présentiel, mais la plupart des membres ont dû rester en visio. C’est une ministre, on le sent, qui aime aller au contact.

Dans un discours-état des lieux qu’elle maîtrise parfaitement, Aurore Bergé a salué le travail accompli par le Comité de filière et reconnu toutes les difficultés actuelles du secteur.


Pour une culture du contrôle

La ministre a rappelé  ses priorités : la sécurité des enfants, une priorité absolue, la mise en œuvre d’une véritable « culture du contrôle », la qualité d’accueil, l’attractivité des métiers, les formations des professionnels, la lutte contre la pénurie… Bref, une feuille de route en continuité avec ce qui avait été initié par son prédécesseur.


Deux missions IGAS

La ministre a aussi annoncé avoir lancé deux missions IGAS  :

  • la première, connue et attendue, concerne financement des micro crèches-Paje sérieusement mis en cause dans le rapport de l’ IGAS d’avril 2023 sur la qualité d’accueil et la prévention des maltraitances dans les crèches,
  • la seconde, la construction des référentiels des pratiques professionnelles inspirés de la Charte nationale d’accueil du jeune enfant.


Deux missions ayant pour objectif de préparer le Service public de la petite enfance dont l’un des piliers est d’offrir une même qualité d’accueil partout et à tous, quel que soit le mode d’accueil choisi. Et dont un autre est que les modes d’accueil (soutenus par des deniers publics) soient accessibles financièrement à tous les parents. Ces deux missions doivent rendre leurs conclusions d’ici la fin de cette année 2023.

De plus, la ministre a expliqué avoir reçue Florence Dabin, présidente du Conseil Départemental du Maine et Loire et du GIP Enfance Protégée pour lui repréciser sa mission, à savoir concevoir un système de signalement et de suivi des maltraitances à destination des familles et des professionnels. Premières conclusions attendues pour la fin de l’année.


Une évaluation du recours aux dérogations de l’arrêté du 29 juillet 2022

Une annonce bien accueillie : celle d’évaluer le recours aux dérogations de l’arrêté du 29 juillet 2023. Dans le viseur de la ministre plus particulièrement, la dérogation permettant, dans des conditions strictement décrites, d’engager des personnes non diplômées pour travailler en crèche quand il y a pénurie avérée. Un arrêté fustigé par nombre de professionnels. La ministre a annoncé avoir « demandé à la DGCS de lancer une évaluation pour évaluer la fréquence de l’application de cet arrêté et les difficultés éventuelles qui y seraient liées ».


Pour aller plus loin  :

La ministre des Solidarités et des Familles signe deux  lettres de mission à l’IGAS

Aurore Bergé au comité de filière petite enfance : examen de passage réussi !


 

Catherine Lelièvre

PUBLIÉ LE 06 septembre 2023

MIS À JOUR LE 07 septembre 2023

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