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TDAH de l’enfant : de nouvelles recommandations pour améliorer le diagnostic

La Haute Autorité de Santé  (HAS) a dévoilé ce lundi 23 septembre ses recommandations de bonnes pratiques dans la prise en charge du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’enfant et l’adolescent. 

Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement (TND) qui concerne 5 % des enfants et des adolescents dans le monde. Mais aujourd’hui le diagnostic et l’accès aux soins se révèlent compliqués. Les recommandations publiées par la Haute Autorité de santé (HAS) ce lundi 23 septembre ont pour objectif de permettre une prise en charge précoce. Car, comme le précise la HAS, « le diagnostic d’une personne avec TDAH se pose en présence de symptômes d’inattention, accompagnés ou non d’hyperactivité et d’impulsivité, qui varient d’une personne à l’autre, durent dans le temps et entraînent un retentissement délétère sur le plan scolaire, social et familial.» Rappelons que ce trouble est souvent complexe à diagnostiquer en-deçà des 3 ou 4 ans de l’enfant car avant cet âge, les besoins de mobilité des enfants sont très importants. Toutefois, quelques signes peuvent être repérables plus tôt en observant l’enfant.

Un diagnostic précoce

Dans ces recommandations, la HAS souligne que « le diagnostic repose sur un entretien avec l’enfant et ses parents afin d’évaluer le développement de l’enfant dans toutes ses dimensions (neurologique, psychomotrice, affective, etc.).» Un entretien spécifique est ensuite conduit avec l’enfant, axé sur sa perception et sa manière de surmonter les difficultés. La HAS précise que le diagnostic doit être accompagné d’un examen clinique et s’appuyer également sur des échanges auprès de l’entourage de l’enfant (familial, scolaire, périscolaire, etc.).  Et insiste : « Les temps d’échange avec l’enfant et ses parents sont essentiels pour construire avec eux le choix des interventions thérapeutiques, et favoriser ainsi leur adhésion au projet thérapeutique.»

Former plus de professionnels

Actuellement, seuls les pédiatres, psychiatres et neurologues pour enfants peuvent poser un diagnostic et sont autorisés à initier un traitement médicamenteux. La HAS milite pour qu’à terme, les médecins de premier recours (pédiatres et généralistes) puissent être en mesure de diagnostiquer un trouble simple, « ou, en cas de suspicion de trouble complexe, de réorienter le patient vers un médecin ou une structure spécialisée, s’ils n’ont pas suivi de formation de deuxième recours.» Pour renforcer leurs compétences, les médecins « suivront alors une formation structurée et diplômante, en lien avec les Collèges nationaux professionnels concernés.» Par ailleurs, « une grille d’examen type, répertoriant diverses échelles diagnostiques de référence, est mise à disposition.»

Place au télédiagnostic

La HAS plaide pour  développement de la télémédecine qui « peut également contribuer à améliorer le parcours des personnes avec un TDAH en facilitant l’accès à l’expertise médicale.» Et ajoute dans son document : « S’il est recommandé que le diagnostic d’un TDAH repose sur au moins une consultation en présentiel, notamment pour la réalisation de l’examen clinique de l’enfant ou de l’adolescent, la téléconsultation peut permettre d’organiser le suivi à distance du patient.»

Candice Satara

PUBLIÉ LE 25 septembre 2024

MIS À JOUR LE 26 septembre 2024

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